L’hôtel Ibis a été inauguré ce mercredi 24 juin par le président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Andry Rajoelina. Il a procédé à la coupe des rubans et au discours d’usage tout en découvrant la plaque inaugurale en son nom. Dans son allocution il n’a pas manqué de rassurer les investisseurs et l’opinion sur la détermination des autorités en place à accompagner les hommes d’affaires dans leur projet. Il a souhaité que cette initiative du groupe ACCOR et des bâtisseurs fasse tâche d’huile et serve d’exemple à d’autres dans d’autres régions de l’île.
Accompagné de son épouse, Andry Rajoelina était entouré de son directeur de cabinet, Zazah Ramandimbiarison et du ministre de la HAT en charge du Tourisme, Irène Andréas. Si leur présence en tant qu’invités dans cette cérémonie qui relève plutôt du secteur privé, est quelque part justifiable en raison des facilitations que les promoteurs ont bénéficié de la part de l’Etat malgache, par contre la présence d’autres « officiels » laisse dubitatif. Il faut dire que l’homme d’affaires qui a eu l’initiative de cet établissement est très connu dans la capitale et dans le milieu économique et financier, comme étant l’homme de tous les régimes et ami des dirigeants.
On notera parmi les « officiels », le président de la Commission sécurité et défense au sein de la HAT, Alain Ramaroson, le ministre de la HAT, en charge de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire, Hajo Andrianainarivelo mais aussi du ministre de la Sécurité publique de la HAT, le général Organes qui a arboré son treillis et assuré l’ordre. On relèvera aussi la présence sur site de l’ambassadeur de France.
L’hôtel Ibis a coûté 10 millions d’euros. Il comporte six étages et offre 174 chambres dont quelques-unes sont de haut de gamme. Ibis hôtel emploie une soixantaine de personnes dont la moitié est issue de l’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie (INTH). Le personnel a bénéficié en outre d’une formation spécialisée de six mois avant leur prise de fonction.














