Madagascar a le droit de décider souverainement de son sort. Les premiers mots d’Andry Rajoelina lors d’une allocution solennelle à la Nation, diffusée sur les ondes dans la soirée du Jeudi 25 février, visaient à faire comprendre qu’il n’entendait pas céder aux pressions venant de la communauté internationale et se laisser imposer par celle-ci une solution de type Maputo. Il devait d’ailleurs rappeler que malgré les efforts et concessions faits pendant des mois, les tentatives de cohabitation avaient échoué.
Pour Andry Rajoelina, seules des élections libres, transparentes et démocratiques sont susceptibles de résoudre la crise politique qui prévaut actuellement, et c’est à cela que la Nation doit s’atteler.
Andry Rajoelina a cependant dans le même temps déclaré qu’il prenait en compte les menaces de sanction de l’Union Africaine, et voulu démontrer qu’il n’était pas opposé à une ouverture. Et il l’a fait en appelant à une concertation les jeudi 4 mars et vendredi 5 mars prochain, concertation à laquelle sont appelées non seulement les mouvances politiques, mais aussi les associations et organisations membres de la société civile et toutes les forces vives de la Nation. L’objectif est de définir toutes les conditions pour organiser un scrutin libre et démocratique.
Cette mini-Conférence Nationale veut sans doute aller plus loin que les rencontres déjà organisées par la Vice-Primature en charge de l’Intérieur et la Médiature de la République qui s’étaient essentiellement concentrées sur l’organisation matérielle des scrutins. En effet, Andry Rajoelina a déclaré qu’il était prêt à étudier toutes les propositions portant sur les mesures à prendre avant les élections pour en assurer la sérénité. L’ouverture des institutions à d’autres forces politiques ou la constitution d’un gouvernement de techniciens ne sont donc pas à exclure à l’issue de cette rencontre.
Recueilli par Yann





