Bien que son interview diffusée dimanche sur les ondes nationales ait été centrée sur les affaires politiques, Andry Rajoelina a aussi évoqué l’économie au cours de cet entretien. Et il considère que dans ce domaine, la maîtrise de l’inflation est le principal point positif du régime de transition, du moins si on compare celui-ci à des transitions précédentes.
Au début de l’année 2009, l’huile alimentaire coûtait entre 4400 et 5000 ariary le litre. Aujourd’hui, le même litre d’huile se négocie entre 3000 ariary et 3600 ariary. Le prix actuel du riz a également baissé à 900 ariary, contre 1240 ariary après la crise de 2002. À aucun moment de la présente transition, le pays n’a eu à importer du riz de l’étranger.
Le régime de transition a obtenu de la JIRAMA une baisse de 10% de ses tarifs. Cela alors que de 2005 à 2008, la facture de la JIRAMA a augmenté de 100 %. « En juillet 2005, il y a eu une augmentation de 30 %, en novembre 2005, une autre hausse de 35 % et en novembre 2008, une hausse de 15 %. Ce qui a augmenté énormément les dépenses de chaque ménage » a rappelé le Président de la HAT.
Il reste que cette situation est menacée par les fluctuations des cours des devises et celles du cours du pétrole sur les marchés internationaux. Andry Rajoelina a interpellé les opérateurs pétroliers sur le fait qu’ils devaient tenir compte de la situation actuelle. « Nous comprenons les préoccupations des opérateurs pétroliers, mais ils ne peuvent pas se permettre de fixer des tarifs qui pourraient favoriser l’inflation. L’État reste ouvert à toutes négociations mais en l’occurrence, il n’est absolument pas question de faire primer des intérêts particuliers sur ceux de la population ou de la nation… ».
Aux yeux d’Andry Rajoelina, la situation actuelle démontre que Madagascar peut arriver à s’organiser sans dépendre des aides financières étrangères. Quant aux 100 millions de dollars qui ont été versés par Wisco comme droit d’entrée pour l’exploitation du fer de Soalala, ils ont été bel et bien versés dans les caisses de l’État et serviront en priorité à la construction d’infrastructures hospitalières.
Recueilli par Yann





