Pour les quelques mois à venir, le président de la HAT veut la réalisation de projets et de programmes « visibles et palpables, touchant directement les intérêts du Peuple et pouvant être réalisés avant fin 2010 ». C’est ce qui ressort de la conférence budgétaire qui s’est tenue hier après-midi au palais d’Etat Iavoloha. Le gouvernement a donc la tâche d’opérer les recadrages nécessaires pour que les dépenses soient plutôt orientées dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la sécurité et de l’agriculture, notamment pour investir les 100 millions de dollars versés à l’Etat par le groupe chinois Wisco, à titre de droit de mise à disposition de l’exploitation du gisement de fer de Soalala.
De leur côté, les dépenses de fonctionnement et les investissements dans le matériel informatique et en vue de réhabiliter les infrastructures devront être « significativement » réduits. En effet, les aides internationales, se rapportant à l’appui budgétaire pour un montant de 224 milliards d’ariarys et à l’aide budgétaire pour 84 milliards d’ariary, qui ont été inscrites dans la Loi de Finances Initiale n’ont pas été débloquées par les bailleurs de fonds internationaux concernés. De ce fait, un recadrage est nécessaire, afin de minimiser le GAP qui est actuellement enregistré dans cette Loi de Finances Initiale, et qui s’élève à 302,9 milliards d’ariarys.
La conférence de ce mercredi 21 juillet a également été l’occasion de dévoiler les indicateurs macroéconomiques pour 2010. Selon la projection de la Loi de finances rectifiée, le PIB malgache serait de 18 225,5 milliards d’ariarys (contre plus de 20 000 milliards dans la Loi de finances initiale), ce qui implique une croissance du PIB réel de 0,8% (contre 2,6%). De son côté, l’inflation, dont le taux est de 9.7%, est moins importante que les prévisions de la Loi de finances initiale (13.7%). Le ministre des Finances et du Budget explique cette baisse significative par la bonne production rizicole et par la stabilité du prix du riz sur le marché national. Quand aux recettes fiscales, elles devraient être en 2010 de 1904.7 milliards d’ariary, contre 2 117,4 prévues. Selon le Ministre, le taux de réalisation des recettes fiscales à la fin 2010 sera de l’ordre de 84%.





