De toute évidence, les discussions de Joachim Chissano avec ses interlocuteurs de Samedi et de Dimanche tournaient autour des initiatives mises en oeuvre par les organisations de la société civile. C’est en tout cas ce qui ressort des déclarations à l’issue des différents entretiens avec l’ancien Président du Mozambique.
La mouvance Ravalomanana déclare ne pas être complètement convaincue de la neutralité de la CNOSC nouvellement créée, et souligne que les rencontres préliminaires ou Dinika santatra au niveau des districts ont été préparées par la seule Coalition des OSC, alors que l’Alliance des OSC et le KMF-CNOE ont choisi ne pas se joindre à leur organisation. Aussi la mouvance Ravalomanana donnera instruction à tous ses membres de ne pas participer à de telles rencontres, et désavouera toutes les personnes qui choisiraient d’y participer, à moins qu’un report et une organisation plus consensuelle soient obtenus. La mouvance Ravalomanana continue donc d’appuyer le principe d’appliquer les accords de Maputo et d’Addis Abeba, et dans ce cadre, proposera un texte d’accord additionnel avant le départ de Joachim Chissano.
Pour la mouvance Zafy, Emmanuel Rakotovahiny fait remarquer que certains des porte-parole de la Coordination Nationale des OSC sont plutôt des hommes politiques que des personnes véritablement issues de la société civile, et que certains ont même signé des textes de soutien aux accords de Maputo et d’Addis Abeba. Donc, toute la démarche demeure très suspecte à ses yeux et la mouvance Zafy reste pessimiste sur les chances de succès.
Dans le camp de Didier Ratsiraka, les délégués sont sur la même longueur d’onde et continuent de ne voir comme seule solution à la crise que l’application des accords de Maputo et d’Addis-Abeba.
Recueilli par Yann





