Le mois de janvier tire à sa fin et le pays s’enfonce davantage dans la crise. Pour le sortir de cette situation, les gouvernants de fait n’ont d’autres solutions que les élections. Ils ne veulent rien entendre de la part des autres mouvances car ils se croient dans le bon chemin. Mais les prix montent et les pluies commencent à faire des ravages sur les voies de communication et dans les bas quartiers. Le nombre de chômeurs augmente et la ville est envahie par les marchands à la sauvette. Ils ont d’ailleurs réussi à faire plier la commune urbaine d’Antananarivo qui leur a offert la rue qui passe par la Petite Vitesse et le lac de Behoririka. Affecter certaines place et rue et adopter des mesures de clémence n’ont toutefois pas empêché des marchands d’occuper les trottoirs de Soarano et de Behoririka à certaines heures de la journée.
La grève des médecins et autres personnels de la Santé de la capitale a obligé le vice ministre de la HAT en charge de la Santé d’évoquer le nombre de demandes d’emplois repertorié, comme pour signifier qu’il peut se passer des médecins et personnels de la Santé en grève. Cette grève s’étend à Fianarantsoa, profitant à certains égards de la rivalité, sinon encouragée par les différends, entre Pety Rakotoniaina et Virapin Ramamonjisoa, le ministre de la HAT en charge des Sports. Ce dernier nourrit des ambitions sur la ville de Fianarantsoa voire sur la région Haute Matsiatra, considérées jusqu’ici comme fief de l’ancien député d’ikalamavony, devenu maire et désigné par Andry Rajoelina comme PDS de la commune urbaine de Fianarantsoa.
Les ministères continuent de prendre leur temps pour se souhaiter la Bonne année. Les distributions de décorations et de congratulations mais surtout la publicité sur les réalisations du ministre et les projets à venir tout en espérant que le régime perdure, remplissent alors les bulletins d’informations et les colonnes des journaux. Ces « informations » se disputent les unes des journaux ou les pages les plus vues avec les faits-divers qui sont dominés par les vols et les morts d’hommes.
Profitant de la nébuleuse ou de la délicatesse de la situation politique, Monja Roindefo se positionne comme l’alternative et réclame un éclairage sur la situation constitutionnelle. En effet, la situation de fait et la décision d’organiser des élections législatives sont qualifiées d’« unilatérales » par le GIC et la communauté internationale. Pendant ce temps, OTRIKAFO prépare son congrès tandis que le MONIMA appelle à la tenue de la conférence nationale, suite logique des assises et des conférences régionales et autres.
Il est étrange que les membres de la HAT et ceux du gouvernement qui, en son temps étaient les premiers défenseurs de la conférence nationale, s’en détournent aujourd’hui. Ces « gouvernants » sont aujourd’hui très occupés à conduire la publicité pour les élections tout en faisant de la sensibilisation et de la propagande comme le fait Monja Roindefo.





