Des sources généralement dignes de foi laissent entendre que sauf afflux d’investissements directs étrangers ou d’aides internationales, les réserves en devises de la Banque centrale ne permettent plus de soutenir l’Ariary. Certes les réserves en devises existent mais elles sont déjà toutes affectées à des dépenses urgentes. Cette situation expliquerait que des initiatives éparses et diffuses sont menées de partout par les proches du président de la HAT à la quête de sources de financement pour renflouer les caisses de l’État et les réserves en devises mais aussi pour arrondir leurs fins du mois.
Ainsi, des plans et structures sont en échafaudage pour prélever des devises à l’embarquement des produits importés par Madagascar, coupant ainsi l’herbe au pied de la société installée depuis longtemps et qui exerce plutôt son contrôle à l’arrivée à Madagascar et non à la source. Selon certaine source, ce plan de campagne est déjà en cours avec la médiatisation des mécontentements d’opérateurs et cette lutte subitement médiatisée contre les produits alimentaires périmés, comme si c’était un phénomène nouveau. Selon des sources proches des domaines concernés, cette démarche présente des risques pour l’État car une telle opération pourrait le priver d’une partie des recettes réalisées jusqu’ici par la société née de la joint-venture entre SGS et l’Etat. C’est ce que laisse entendre LOI dernière édition.
En tout cas, le ministre des Finances et du Budget est soupçonné par des opérateurs de pressurer les entreprises de la place parce qu’il est issu et serait encore membre et auditeur associé du Cabinet CGA, lequel est le commissaire aux comptes ou le conseiller fiscal de nombreuses sociétés de la place, dont plusieurs sont sous le coup d’une enquête fiscale.
Recueilli par Valis





