La maison d’arrêt de Toliary à Bazary Be a été au centre d’une tension, pour la deuxième fois en deux ans. Ce vendredi 09 décembre 2011, les éléments de la police nationale ont attaqué cette maison d’arrêt dans le but de sortir l’un des leurs.
Selon des sources sur place, « un agent de police a été condamné à 5 ans de prison pour une vente d’arme à un bandit ». « Les amis de ce policier n’ont pas accepté la verdict, en arguant que l’arme en question n’a pas été vendue mais perdue. Ainsi, ils ont pris en otage le premier substitut du procureur de la république et réclamé la libération de leur collègue. Ce qui a provoqué la mort du premier substitut, Rehavana Michel, suite à une crise cardiaque ».
Le premier ministre, Omer Beriziky a du intervenir à la télévision nationale pour calmer les esprits, aussi bien du côté des policiers que du côté des agents pénitenciers. Pour ce qui est du ministère de la justice, Omer Beriziky a annoncé l’envoie d’un renfort d’agents pénitenciers en provenance d’Antananarivo.
Cet événement rappelle celui du 24 juillet 2009. Ce jour là, le président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) Andry Rajoelina avait rendu visite à la ville de Toliary. Ce même jour, la Maison d’arrêt de Toliara a été le théâtre d’une scène peu commune pour le journaliste qui accompagne la délégation présidentielle de la HAT. Des gendarmes armés ont assiégé la prison en plein jour et devant des témoins constitués par les spectateurs. Ces éléments de la Gendarmerie, conduits par un officier supérieur, étaient prêts à en découdre avec les agents pénitenciers qui gardaient le site. Les armes ont failli tonner car la quarantaine de gendarmes en colère voulaient à tout prix délivrer trois des leurs, retenus depuis quelques heures ou quelques jours dans cette prison.
Les trois gendarmes en question y avaient été incarcérés et placés sous la responsabilité des agents pénitenciers de la Maison d’arrêt de Bazar Be, sur ordre d’un juge pour affaires de trafics de bovidés et de corruption.




