En tant que conseiller spécial du colonel Camille Vital Premier ministre chef du gouvernement de la Haute autorité de transition, James Ramarosaona, est intervenu à la radio nationale lors du dernier journal parlé pour expliquer les déclarations de son patron. Le Premier ministre n’est pas l’ennemi des journalistes et il n’est pas du genre à combattre la liberté de la presse mais il a sa manière de parler directe en tant que soldat. C’est le message que l’ancien président de l’Ordre des journalistes, ancien journaliste de Madagascar Tribune et en disponibilité par rapport à son organe de presse, « La Gazette de la Grande Ile », a essayé de faire passer dans le milieu journalistique après les propos qui ont courroucé les reporters de presse au camp de Fort Duchesne ce mercredi 10 mars.
Ce fut lors de la cérémonie de « réconciliation » entre gendarmes. Le Premier ministre avait accusé la presse de se faire de l’argent sur le dos de la Gendarmerie. Pire, les gens de la presse exploiteraient les différends entre gendarmes pour faire du sensationnel. Et il avait fait comprendre qu’il n’accorderait pas d’interview car lui il apparaît toujours dans la presse mais que c’étaient ceux qui se sentaient oublié de la presse ou les inconnus qui accourent devant les caméras ou au micro. Or peu de temps après, le Premier ministre est devant le micro d’un correspondant de presse étrangère.
Quoi qu’il en soit, usant quelque part de son ascendant sur les gens de la presse, l’ancien président de l’Ordre des journalistes a tenté d’expliciter les comportements et le caractère du Premier ministre. Il a évoqué les erreurs professionnelles de certains journalistes qu’aucun démenti de la part de Camille Vital n’est venu corriger. Pour dire que l’homme n’était pas foncièrement contre la presse.
James Ramarosoana a-t-il convaincu ? On ne le sait mais il s’est essayé à faire le pompier. Des reporters de presse ont fait remarquer que les journalistes et les lecteurs ou les auditeurs et les téléspectateurs n’avaient pas à supporter les sautes de caractère d’un homme qui se veut public et de surcroît gouvernant. Ils en ont suffisamment supporté de sautes de caractères, telles celles du général Charles Rabemananjara qui avait qualifié la presse de faire du terrorisme. Ou celles de Marc Ravalomanana à l’époque. On se souvient de la cérémonie relative à la fête de l’Artisanat au Palais des Sports à Mahamasina. Les propos tutoyant « ialahy, ialahy » en public à l’endroit des collaborateurs ou de personnalités plus âgées que lui, sont encore dans la mémoire collective.





