Réagissant ce vendredi 23 juillet au Carlton à des questions des journalistes, le médiateur Joachim Chissano n’a pu s’empêcher d’exprimer son étonnement et sa surprise en lisant la Une d’un organe de la presse écrite quotidienne qui disait qu’il « revoit sa copie ». L’ancien président mozambicain a alors déploré la mémoire courte de certains et encore une fois réitéré que sa mission est demeurée la même depuis toujours. Il n’a pas à donner des solutions ni à imposer quoi que ce soit mais à aider les protagonistes à dialoguer et à rapprocher des points de vue pour trouver la solution de sortie de crise. La mission que lui a confiée la SADC est jusqu’à présent la même, dit-il. Et le communiqué du 20 juin 2009 de la SADC est clair car il stipule que le processus de résolution de la crise ne peut qu’être malgache et entre Malgaches, rappelle-t-il. Pour dire qu’il n’a pas revu ni à revoir sa copie mais que toutes les missions qu’il entreprend observent ce principe. Autrement dit, faire comprendre que Joachim Chissano a changé son fusil d’épaule est faux sinon suspect, car il n’y a rien de nouveau dans sa conduite de la médiation.
Est-ce à dire que l’audience d’une heure qu’il a accordée au ministre de la Haute autorité de transition (HAT) en charge des Affaires étrangères, Hyppolite Rarison Ramaroson, a tourné autour du même sujet ? Après avoir été reçu par l’ancien président mozambicain, le ministre Hyppolite Rarison Ramaroson a en effet laissé croire qu’il a réussi à convaincre le médiateur de laisser les Malgaches entre eux chercher la solution de sortie de crise. Il a même suggéré que la communauté internationale serait prête à aider le processus malgacho-malgache en cours car celui-ci serait sur la bonne voie.
Joachim Chissano déclare qu’il veut contacter tout le monde pour comprendre le processus actuellement mis en œuvre et voir comment appuyer le processus de dialogue pour la sortie de crise. A ce propos, il aimerait aussi avoir l’opinion des journalistes, ceux-ci faisant partie intégrante de la société civile.
« J’attendrai son retour »
Joachim Chissano a reçu en audience ce vendredi 23 juillet à l’hôtel Carlton, le ministre de la HAT en charge de la Diplomatie mais auparavant il aurait accueilli les chancelleries étrangères installées dans la capitale. Le médiateur dans la crise malgache a demandé à être reçu par le président de la HAT mais comme ce dernier avait d’autres chats à fouetter ou d’autres missions plus importantes à accomplir à Mahajanga (voir article par ailleurs), la rencontre n’a pu avoir lieu. Les commentaires soupçonnent des inaugurations dans la capitale du Boeny, dont celle d’une station Viva ? Quoi qu’il en soit, l’ancien président mozambicain n’entend pas en démordre, il attendra son retour dans la capitale, laisse-t-il entendre.
Les réceptacles de l’autorité traditionnelle, les « Ampanjaka », ont aussi demandé à être reçu par Joachim Chissano pour lui faire part de leur souhait d’être pris en compte dans le processus de résolution de la crise, car ils sont les détenteurs de la sagesse et d’une autorité morale dans la société. L’ensemble de la société civile elle aussi et les femmes légalistes ont eu des entretiens avec le médiateur.
Pour celui-ci, la journée de samedi sera consacrée à la rencontre des entités politiques.





