Est-ce que Marc Ravalomanana sera extradé avant la tenue de la prochaine session de la cour criminelle ordinaire ? C’est la question qu’une partie de l’assistance s’est posée, dans les couloirs du tribunal d’Anosy, après la décision de la cour criminelle ordinaire de ce mercredi 23 juin 2010, concernant l’affaire du carnage du 7 février 2009. En effet, la cour criminelle ordinaire, après demande de la défense, a décidé de renvoyer pour sa prochaine session le procès du 7 février 2009. Tous les avocats des accusés qui se sont présentés devant la barre ce jour affirment tous n’avoir reçu aucune notification de l’ordonnance de renvoi délivrée par la chambre d’accusation de la cour d’appel. « Ce qui est une entorse au droit de la défense et au principe du contradictoire en matière de procès » précise maître Hanitra Razafimanantsoa devant le président de la cour et ses assesseurs. La défense s’est plaint de ne pas avoir eu suffisamment de temps pour préparer ses dossiers à cause du non respect des délais prévus par le code de procédure pénale malgache.
Liberté provisoire
Le procureur n’a pas fait d’opposition au renvoi du procès. « Nous sommes ici pour trouver la vérité. Si un renvoi est nécessaire pour trouver la vérité, alors, nous l’acceptons ». C’est-ce qu’a affirmé le procureur de la République. Ce dernier a même soulevé la question de savoir pourquoi les avocats de la défense n’ont pas demandé la mise en liberté provisoire de leur client. « Si jamais il y a une demande de liberté de provisoire, nous nous y opposons », dixit le procureur de la République.
Quant à Maître Hanitra Razafimanantsoa, elle a affirmé que la défense avait déjà déposé deux demandes de mise en liberté provisoire de ses clients, durant la phase d’information de l’affaire, mais qu’aucune réponse n’avait encore été donnée jusqu’à maintenant. Elle est ainsi pessimiste sur la réponse de la cour pour une telle demande. D’où l’absence de demande de mise en liberté provisoire. Mais une fois que le procureur de la République a soulevé la question, les avocats de la défense se sont précipités pour formuler leurs demandes de mise en liberté provisoire. Des demandes qui ont eu une réponse négative de la part de la cour criminelle ordinaire.





