L’État et les municipalités ont montré leurs limites. Depuis l’ouverture du boulevard de Tokyo plus connu sous le nom de By Pass, la bretelle qui relie la route nationale 7 (Antananarivo-Antsirabe) au niveau du village d’Iavoloha à la route nationale 2 (Antananarivo-Toamasina) au niveau d’Ambohimangakely, les petits commerces et restaurations ont fini par habituer les habitants des alentours mais surtout les citadins de la capitale à fréquenter des lieux qui n’ont pourtant aucune infrastructure d’hygiène ni éclairage public ni eau courante et encore moins des bacs à ordures ou des infrastructures et équipements sanitaires dignes des lieux de loisirs et de détente. La bretelle est partagée entre plusieurs communes et relève des districts d’Atsimondrano et d’Avaradrano de la Région Analamanga. Mais aucune de ces autorités territoriales ne s’est souciée d’imposer les normes minima aux restaurateurs et gargotiers qui ont eu l’idée d’exploiter ces sites d’évasion des citadins les week-ends ou les jours fériés comme dernièrement à l’occasion des fêtes pascales. Les autorités centrales non plus n’ont pas bougé le petit doigt ; au contraire, des personnalités hauts placées dans le pouvoir fréquentent très souvent ces restaurants du By Pass.
Sans doute que les accidents de plus en plus mortels de ces derniers jours sur cette bretelle, l’affluence grandissante et peut-être aussi la convoitise de nouveaux grands ou amis restaurateurs ont motivé les décisions de ce mardi 26 avril 2011 (mardi de Pâques). En effet, les autorités communales ont voulu ce mardi procéder à l’assainissement des lieux, en d’autres termes démanteler les stands des restaurateurs du By Pass, mais cela n’a pu s’effectuer en raison du refus des tenants et propriétaires des dits stands et parcs de loisirs. À la place des stands, il a été proposé à ces commerçants, des chapiteaux que ces derniers ont tout simplement refusé en arguant que le site est exposé aux vents et poussières et que des constructions pareilles ne sont pas adéquates.
Nombreux étaient ceux installés près du pont qui enjambe l’Ikopa qui ne voulaient pas du tout lever le camp en dépit de l’ultimatum lancé par les autorités de la commune d’Ambohimangakely. La tentative des municipalités a donc échoué, sans heurts heureusement. Les commerçants appellent à la médiation du ministère du Commerce et demandent à ce que la commune d’Ambohimangakely trouve un terrain d’entente et écoute leurs doléances.




