Aucun compromis n’a été trouvé lors des négociations effectuées entre le gouvernement de la Haute autorité de transition (HAT) et les compagnies pétrolières jusqu’à ce mardi soir du 6 juin 2010. Les prix à la pompe décidés par les compagnies de distribution de produits pétroliers sont toujours en vigueur : le gasoil à 2780 Ar (contre 2480 Ar avant la hausse de ce vendredi 2 juillet 2010) et l’essence à 3200 ariary (contre 2990 Ar avant la hausse). Les appels et l’ultimatum lancés par les ministres des Hydrocarbures, Mamy Ratovomalala, et des Finances, Hery Rajaonarimampianina à l’endroit des pétroliers pour qu’ils pratiquent à nouveau les anciens prix à la pompe n’ont eu aucun effet. Le ministre Mamy Ratovomalala a en effet accordé quelques heures (3 heures) à ces pétroliers pour ce faire avant de revenir à la table des négociations sinon, a-t-il signifié, des mesures légales seront prises à leur endroit.
Le gouvernement de la HAT menace au nom de l’intérêt général des 20 millions d’habitants, de sévir au cas où les compagnies pétrolières persistent à pratiquer les nouveaux prix, car c’est insupportable pour les consommateurs, dit-il. Le ministre Mamy Ratovomalala souligne que la loi a donné la liberté aux compagnies pétrolières de fixer les prix à la pompe pour la libre concurrence mais comme le pays vit une situation d’exception, il est prêt et il est légitime d’adopter des mesures légales pour pouvoir contrôler les prix des produits pétroliers à la pompe.
Les pétroliers pour leur part n’ont pas encore réagi publiquement pour défendre leurs points de vue. En attendant, c’est le ministre des Finances, Hery Rajaonarimampianina qui explique, que le gouvernement est toujours prêt à considérer les facilités de devises dont ont bénéficié les compagnies importatrices de produits pétroliers. De même pour les redevances et taxes qui peuvent être remis sur le tapis, indique le ministre des Finances.





