Le Conseil de gouvernement de ce samedi 21 janvier a décidé de la tenue d’une autre session extraordinaire du Parlement à partir de ce lundi 23 janvier et ce pour 12 jours. Il n’a nullement été question de discussions relatives à des mesures contre Marc Ravalomanana. C’est ce qu’ont tenu à déclarer les porte-paroles du gouvernement dans le communiqué habituel diffusé après chaque réunion du Conseil. Le Premier ministre Omer Beriziky lui aussi a confirmé. Dans une interview accordée à Guillaume Thibault de RFI, le Premier ministre Omer Beriziky déclare que son gouvernement est tout à fait étranger à ces fermetures d’aéroports. Il avoue que lui en personne, n’a nullement été informé de ces émissions de NOTAM et encore moins des mesures allant dans le sens de l’arrestation de Marc Ravalomanana aussitôt son arrivée sur le sol malgache ; la consigne pour les forces de l’ordre était, précise-t-il de veiller au grain, c’est-à-dire, à la sécurité des personnes et des biens et à ce qu’il n’y ait pas de débordements. Il admet cependant que la présidence de la transition peut prendre de telles mesures (interdiction d’atterrissage ou dérouter l’avion vers un site de dégagement…) pour des raisons de sécurité de toutes les parties concernées.
Si des observateurs voient dans ces propos du Premier ministre, un certain désaveu ou une preuve de non solidarité, d’autres par contre y perçoivent un exercice mental assez périlleux pour la cohabitation au sein du gouvernement. Quoi qu’il en soit, Omer Beriziky a appelé l’opinion et les uns et les autres, partisans de Marc Ravalomanana comme ceux qui s’opposent à son retour, à la retenue et au calme pour pouvoir poursuivre le dialogue. Il déplore que ce retour ne soit pas intervenu dans une autre atmosphère et aurait pensé qu’il était possible d’arriver à une solution consensuelle sur la manière de faire revenir Marc Ravalomanana dans son pays.




