Intervenant sur radio Antsiva dans le cadre du 1er anniversaire de la mutinerie du camp militaire CAPSAT à Soanierana, le désormais lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina, un militaire, qui aurait pu dit-il être chef d’Etat s’il l’avait voulu, a fait des révélations sur lesquelles on ne peut faire l’impasse.
S’il évite tant bien que mal de parler de coup d’Etat, il admet qu’il y a eu au camp militaire CAPSAT à Soanierana, usage de contraintes et/ou de la force (il a dit : tsy maintsy) auprès des « récalcitrants » ou des généraux qui étaient les destinataires du pouvoir de la part du président de la République de l’époque, Marc Ravalomanana. Etant en position de force car il avait conduit près de 200 éléments armés (des militaires), il a dicté sa loi et ce que devaient faire les généraux les plus hauts gradés et les plus anciens, qu’il accusait d’avoir manqué à leurs devoirs de militaires et qu’il soupçonnait de vouloir à ce moment là, prendre et exercer ce pouvoir que leur avait remis Marc Ravalomanana.
Peu satisfait de son sort ou de sa promotion en grade, l’ancien commandant Charles Randrianasoavina laisse deviner dans ses témoignages sur le déroulement des événements à l’époque, des suspicions de collusions entre l’amiral Hyppolite Rarison Ramaroson, les généraux et les colonels Noël Rakotonandrasana et André Ndriarijaona.
En tout cas, ses témoignages sur le cours des événements et ses descriptions des comportements des généraux à l’Episcopat à Antanimena laissent transparaître une personnalité qui vit une frustration confuse et qui déplore aujourd’hui une certaine ingratitude à son égard. Implicitement on peut penser qu’il souhaite être bien casé ou promu quelque part ; en plus de ce siège au Conseil d’administration de la JIRAMA, à notre connaissance. Tout en soulignant qu’il était au centre des événements, il note que l’ancien commandant de Gendarmerie, René Lylison, et lui ne se sont connus que plus tard, lors de la prise du palais de Mahazoarivo.

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