En absence d’ambassadeur, c’est Brett Bruen, conseiller en communication et affaires culturelles, qui avait la responsabilité de faire connaître à la presse ce 1er décembre les préoccupations du gouvernement américain vis-à-vis de la situation à Madagascar. Aux yeux de Washington, l’inquiétude est de mise au vu d’une succession de répressions politiques et de la détérioration de l’environnement des droits civils et politiques à Madagascar.
Le porte-parole américain a dénoncé en particulier l’arrestation des dirigeants de l’opposition vers la mi-novembre, dirigeants dont la demande de liberté provisoire a été refusée par le tribunal hier. « Ils ont été détenus plusieurs jours dans un endroit inconnu, sans avoir accès à un conseil légal ».
Pour les États-Unis, la résolution de la crise actuelle « ne peut se faire dans la situation de peur et de menace actuelle ». Les États-Unis continuent de proposer comme solution à la crise politique un dialogue inclusif, consensuel et démocratique. L’avenir de Madagascar ne pourrait être basé sur une succession de répressions et de menaces, a souligné Brett Bruen.
Celui-ci a également soulevé la situation de la presse. Le rapport 2010 sur la liberté de la presse relève qu’au vu des fermetures et menaces de fermeture d’organes de presse, notamment de ceux proches de l’opposition, et de l’auto-censure qui s’ensuit, il y a détérioration de la liberté de la presse à Madagascar. « Actuellement, la Grande île figure parmi les pays où la liberté de la presse et d’expression est au plus mal, avec entre autres la Russie, les pays du Maghreb, le Moyen-Orient ainsi que l’Europe centrale et orientale » souligne-t-on.
Washington rappelle donc la HAT à respecter ses obligations en matière des droits de l’Homme
Recueilli par Yann




