Au lendemain de la conférence de presse du général Bruno Razafindrakoto, Commandant de la Gendarmerie nationale, et à la suite du communiqué du Secrétariat d’Etat à la Gendarmerie nationale, les responsables du camp de Fort Duchesne, siège de la Force d’intervention de la Gendarmerie nationale (FIGN), conduits par le général Zafera, montent au créneau. Ils déclarent qu’ils ne fomentent pas un coup d’Etat. Ils sont pour le respect de la loi et se conduisent loyalement, ont-ils fait comprendre à la presse lors d’une conférence de presse qu’ils ont organisé ce jeudi 11 février. Le général Zafera, commandant le camp Fort Duchesne martèle qu’ils réclament leur droit.
En tout cas, on ne sait plus exactement ce qui se passe au sein de la Gendarmerie. Si beaucoup d’observateurs affirment que la révolte gronde chez des éléments du Fort Duchesne, le service Communication de la Gendarmerie nationale dément. Pourtant, ce service affirme ne rien savoir de cette conférence de presse des éléments du Fort Duchesne quand vers le coup de 13h, nous lui avons demandé ce qui se passait exactement.
Le général Zafera est catégorique et fait comprendre qu’effectivement, le problème réside dans cette somme de 500 millions d’Ariary (2,5 milliards de francs) qui devait être partagée aux éléments du FIGN mais qui finalement ne l’était pas. Ces éléments du FIGN réclament la vérité sur cette somme. Ce qui rejoint les positions du Secrétariat d’Etat à la Gendarmerie communiquées à la presse la veille.
Le mercredi 10 février, quand le Commandant de la Gendarmerie nationale, le général Bruno Razafindrakoto avait fait son point de presse, le camp Fort Duchesne était extraordinairement barricadé. Le FIGN avait craint sans doute un assaut ou une intrusion dans son camp. Le dispositif avait ensuite été levé, et le général Zafera d’expliquer que ce n’était qu’une simple manifestation de mécontentement.
Recueilli par Valis






