Pas d’usine à gaz, non démocratique, type Maputo, mais donner enfin la voix au peuple malagasy par des élections libres, fiables et transparentes organisées par une CENI soutenue par le GIC.
Monsieur Chissano, vous et la communauté internationale au lieu de perdre votre temps à relancer des accords qui mettent le peuple malagasy hors jeu, devraient plutôt chercher à mettre en place une CENI consensuelle et inclusive pour organiser le plus vite possible des élections fiables et transparentes.
Pourquoi faut-il commencer par l’élection d’une assemblée constituante et législative couplée avec l’élection des présidents de région ??
Parce que c’est le moyen d’effacer l’acte la plus antidémocratique de la HAT : la dissolution de l’assemblée nationale élue démocratiquement.
L’élection des présidents de région effacera toutes ces nominations antidémocratiques de présidents de région effectués par Ravalomanana ou Rajoelina.
Ces 2 élections, des symboles très forts du retour à la démocratie, mobiliseront plus le peuple malagasy que n’importe quel accord alambiqué.
Ces 2 élections permettront l’émergence d’hommes politiques nouveaux et aux partis politiques, dignes de ce nom, d’être des promoteurs de programmes politiques, au lieu d’être des simples groupements de clients d’un président.
Monsieur Chissano, si vous voulez réellement résoudre cette crise pour le retour de l’ordre constitutionnel et la démocratie à Madagascar, oubliez les destins de Ravalomanana, Ratsiraka, Rajoelina et Zafy car leurs destins ne pèsent rien par rapport à celui du peuple malagasy
Je vous propose la feuille de route suivante :
Permettre au peuple malagasy d’avoir son mot à dire par l’élection de ses représentants à l’assemblée constituante et législative qui désignera un premier ministre dont les attributions seront définies clairement par l’assemblée :
Gérer les affaires courantes jusqu’à l’adoption de la constitution qui fixeront définitivement ses pouvoirs, ceux du président et ceux de l’assemblée.
La réconciliation nationale pourra être menée parallèlement par une conférence nationale managée par les organisations civiles.
Mais seuls les députés, représentants démocratiques du peuple sont légitimes pour définir les modalités de l’amnistie nécessaire en vue des élections présidentielles apaisées.
Le combat que vous devez mener avec les démocrates malagasy de n’importe quelle mouvance c’est :
De convaincre le président de la HAT d’accepter de dissoudre la HAT dés la mise en place du gouvernement formé par le premier ministre élu par l’assemblée constituante et législative.
De convaincre la mouvance Madagascar d’arrêter de courir après le fantôme de Maputo et de mener un vrai combat politique digne du peuple malagasy, en participant aux élections législatives.
De convaincre la communauté internationale que la meilleure chance de retour de l’ordre constitutionnel et de la démocratie, à Madagascar, c’est de mettre toutes ses forces dans la mise en place de la CENI pour permettre au peuple malagasy d’être maitre de son destin à travers des élections transparentes, fiables, consensuelles et inclusives.
Sur la base de cette feuille de route qui peut être améliorée, je suis sûr que vous aurez le soutien des hommes politiques malagasy, soucieux de l’avenir de Madagascar et de son peuple plutôt que de celui d’un homme ou d’une mouvance quelconque.
Robert Félicie Rakotomalala (demokrasia fotsiny)





