« Je pars avec plus d’informations et mieux éclairé. J’ai retenu de la visite que la société civile et les notables se sont mis d’accord sur les vues et conduites du processus. Je suis encouragé et j’encourage en même temps l’ouverture que j’ai trouvée, surtout vers les autres questions ou sujets à discuter et vers les autres sensibilités ». Ce sont les propos du chef des médiateurs, Joachim Chissano au terme d’une visite de cinq jours dans la capitale pour aider les parties malgaches à chercher la voie de sortie de crise. Il est apparemment optimiste car il a dit que « je crois que c’est bon » pour dire que le processus en cours est sur la bonne voie.
Cependant, il n’a pas caché qu’il a ressenti des réticences de la part de nombreux interlocuteurs qui soupçonnent une partialité de la part des organisateurs des « Dinika Santatra » et du dialogue national. Mais continue-t-il, ces suspicions s’évanouiront assurément du moment qu’il y a débats et discussions entre les parties. Dans la même rubrique, Joachim Chissano a fait comprendre aux parties malgaches qu’il faut aussi se mettre d’accord sur ce que signifie le terme médiation d’une part et d’autre part sur ce que les parties malgaches attendent effectivement et concrètement de la communauté internationale.
Joachim Chissano a rencontré plusieurs entités concernées par la crise malgache, depuis les religieux du FFKM, en passant par des formations politiques de diverses sensibilités dont les trois mouvances politiques, les autorités en place (ministres de la HAT, Premier ministre et le président de la Haute autorité de transition), des organisations de la société civile voire des personnalités de divers horizons. Nous citerons entre autres, Ny Hasina Andriamanjato, Gilbert Raharizatovo, Mangalaza Eugène...
L’ancien président du Mozambique, Joachim Chissano a fait part à la presse à l’aéroport d’Ivato de sa rencontre avec le président de la HAT, Andry Rajoelina. D’après le médiateur, Andry Rajoelina lui a promis qu’il observera la neutralité et qu’il respectera tous les résultats ou les décisions qui sortiront du processus en cours. On rappellera juste que depuis Mahajanga ce dimanche 25 juillet, le président de la HAT avait fermement fait comprendre qu’il ne pouvait y avoir une autre ou une future transition qui tienne. Or les membres de la société civile regroupés dans la Coordination des organisations de la société civile qui rassemble le KMF-CNOE, l’AOSC et la COSC ont convenu d’une future transition.
Quoi qu’il en soit, pour l’instant, le Pasteur Ramino Paul qui préside les « Raiamandreny Mijoro » demeure confiant dans son entreprise qui est sur les rails. Rendant compte lui aussi de la rencontre des « Raiamandreny Mijoro » avec le médiateur Chissano, il affirme que le médiateur les a encouragé et leur a expliqué que la démarche est prometteuse car la communauté internationale est disposée à les aider. Le Pasteur Ramino Paul a précisé que le 18 août prochain, la SADC prendra des décisions sur Madagascar.





