Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) peut multiplier ses appels et attendre éternellement car les trois mouvances n’occuperont jamais les trois sièges réservés à l’opposition au sein de la CENI dans sa forme et ses fonctions actuelles. Le président de la CENI n’est pas informé comme il se doit et c’est la raison pour laquelle, il ne cesse de répéter ces appels à l’intention des trois mouvances qui forment l’opposition formelle à la Haute autorité de transition (HAT). Ce sont l’essentiel des propos du Pr. Albert Zafy ce vendredi 16 juillet au Carlton.
Pour expliquer le refus des trois mouvances d’intégrer la CENI, le chef de file de la mouvance qui porte son nom, Albert Zafy, a dévoilé les secrets des propos qu’il a échangés avec le président Joachim Chissano. Après que celui-ci ait rencontré Andry Rajoelina à Pretoria, le médiateur dans la crise malgache aurait avoué à Zafy Albert que Andry Rajoelina avait admis et accepté que, en raison de la véhémence et de la pertinence des critiques envers elle, la CENI devait être dissoute pour répondre aux critères d’inclusivité et de consensualité ; que cela soit dans sa composition que dans la définition de ses fonctions, rôles et champs de compétence. Du point de vue des trois mouvances politiques, l’actuelle CENI n’est pas indépendante et n’est pas crédible.
Toujours selon Albert Zafy, Joaquim Chissano avait également fait part de l’acceptation par Andry Rajoelina de l’instauration d’un gouvernement d’union nationale. Force est de constater que le Président de la HAT a changé d’avis après l’échec de Prétoria pour mettre en place un gouvernement militaro-civil. Parce qu’elle conforte l’unilatéralisme d’Andry Rajoelina, l’entreprise conduite par les « Raiamandreny mijoro » et la Coalition des organisations de société civile (COSC) ne mène à rien, déclarent donc les trois mouvances politiques, qui apparemment ne vont pas participer ni au « dinika santatra » ou préliminaires dans les districts, ni au dialogue national.
Ces trois mouvances s’attendent à un passage imminent de Joaquim Chissano à Antananarivo.





