Je prends l’information sur « les Nouvelles » pour sa traduction du malgache.
Lala Rasendrahasina, président de cette église dit : « L’Eglise FJKM condamne le manquement au respect de la liberté d’expression constaté actuellement à Madagascar » . « C’est ce qu’ont montré les dirigeants lors de l’assaut, le 20 mai dernier qui a résulté par la mort d’un pasteur de la FJKM et l’arrestation d’un autre pasteur... »
Soyons clair. On peut très normalement déplorer la mort d’un pasteur, surtout dans des conditions violentes. Mais ce que je condamne personnellement c’est l’interprétation de l’ensemble des événements comme étant une atteinte à la liberté d’expression. Et surtout dans la bouche d’un président dont la mission principale est le rassemblement de ses ouailles et non de créer la polémique là où elle ne devrait pas être. Car en toute honnêteté, le chrétien de base peut considérer que la démarche des ecclésiastiques ce jour là est un engagement politicien (ce qu’ils devraient éviter) et le mélange avec une rébellion armée. C’est un cas manifeste où la diversité de jugement et d’opinion est légitime. Lala Rasendrahasina prenant la parole opte pour un camp et crée la division au sein de la FJKM !
Il est clair qu’au delà du caractère partisan de cette annonce, on voit se refléter les dégâts entrainés par l’intrusion de la politique et de l’argent , la nomination de Marc Ravalomanana comme vice président de cette fédération au titre des laïcs et sa politique de se faire aimer et se rendre indispensable en distribuant généreusement une manne financière. Le résultat est l’absence de liberté de jugement des hauts dignitaires de cette église, dont certains trouvaient dans les largesses du donateur un moyen d’équilibrer leur budget familial.
La politique est entrée de manière insidieuse dans les affaires de foi et de religion. C’est grave, très grave.





