Après le passage de Jean Ping, la question des élections revient sur le tapis. Toutefois, Cécile Manorohanta, vice Premier ministre de la HAT en charge de l’Intérieur, affiche une détermination à aller de l’avant. « Jusqu’à preuve du contraire, les élections sont prévues se tenir le 20 mars et tout est prêt pour les conduire à terme » déclare-t-elle ce lundi 25 janvier 2010. Tout fonctionne à merveille et les opérations de délivrance gratuite de carte d’identité nationale se poursuivent comme prévu dans les calendriers.
Lancées voici quelques jours depuis Toliara II, ces opérations carte d’identité nationale ont commencé ce lundi dans la capitale. Les émissaires de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) se sont informés sur place à Isotry, si l’on devait en croire Manorohanta Cécile. Elle précise que l’OIF a déjà par trois fois manifesté sa disponibilité ou sa volonté à aider le pays à organiser des élections, techniquement et matériellement, et qu’elle est partante pour nous accompagner dans tout le processus. D’après la vice Premier ministre en charge de l’Intérieur, l’OIF peut aider par ses expériences et sur le plan des ressources humaines et elle peut valider les textes.
À propos des textes qui devraient régir ces élections, Cécile Manorohanta déclare que l’avant-projet a déjà été remis à toutes les entités impliquées (sociétés civiles, sociétés politiques, chancelleries étrangères, observateurs…) et la vice Primature attend les feed back avant d’élaborer le texte final. Elle avoue cependant que toute élection dépend de la stabilité politique et dans le cas présent, elle appelle à ce que la CENI (la Commission nationale indépendante) soit sur pied dans les meilleurs délais. C’est ainsi qu’elle admet qu’un éventuel report de la date des élections ne peut intervenir sans un accord politique entre toutes les entités impliquées dans la crise et dans la recherche de solution pour la sortie de crise.
Est-ce à dire qu’un compromis peut toujours être trouvé ? C’est ce que tout observateur souhaite car le pire est derrière nous. Le pays ne peut plus tomber plus bas, il est déjà au fond du gouffre et il faut l’extraire de ce trou béant. Pour l’instant, Cécile Manorohanta est en train de démontrer aux yeux des administrateurs qui disent qu’il faut au moins six mois pour préparer des élections, qu’elle a plus d’une note dans ses cordes et qu’elle relève le défi.





