De deux choses l’une : soit Monsieur Patrick A a tort, bigrement tort, ou, soit il se foute de la gueule du monde.
Mais, pour ne pas le vexer, je dirais qu’il a tout simplement tort (même si au fond de moi même, je pencherais plutôt pour la première chose).
Donc, Patrick A, a tort, et voici pourquoi :
1. Il se demande déjà dans son titre « Quelle place pour la démocratie » ?
Et bien, je lui reponds tout de go : « La démocratie » a d’abord sa place naturelle dans les institutions prévues pour elle, là où elle pourrait s’exprimer convenablement et plus efficacement, notamment le Parlement (CT et CST) et les médias publics. Et, non, « forcément » (ceci n’est légitime que lorsque l’espcace sus-évoqué n’existe pas ou que l’opposition est empêché d’y accéder - ce qui n’est pas le cas ici) dans la rue".
Oui, ces membres du CT et du CST ne sont pas des élus, et ne peuvent pas prétendre à un quelconque représentativité populaire, toutefois, dans le contexte excpetionnel dans lequel nous vivons, une période de Transition, la participation de tous dans le processus de sortie de crise constitue la meilleure expression de la démocratie.
La Feuille de route a prévu d’offrir aux membres de l’opposition presque la moitié des postes à pourvoir, ce qui aurait pu leur donner justement des moyens « démocratiques » incontestables pour faire valoir leurs idées (démocratiques s’entend) et surtout l’occasion de s’exprimer et de saisir les médias publics pour véhiculer lesdites idées...
Or, Zafy et Ratsiraka l’ont boudé, ont boycotté cet « espace démocratique » en préférant le désordre dans la rue, au nom de « leur » démocratie. On rêve là !
2.Patrick A, donne à Zafy tous les quelificatifs qu’il ne lui a jamais donné à l’époque de Ravalomanana. Oui, il faut se rémémorer de l’histoire pour mieux distinguer la sincerité des uns et des autres. Lorsque ZAFY est descendu à Analakely en 2005 - parce que le régime de Ravalomanana lui refusait tout espace démocratique pour s’exprimer, en le contraignant à n’exister que par la rue -, la bande à Patrick a eu ce mot dur pour ZAFY albert : « L’opposition la plus bête du monde ». Aujourd’hui - alors même que le contexte a beaucoup changé et a bien évolué, où le premier ministre même est issu de l’opposition, le recours irrationnel (sauf pour servir un intérêt politique lié à la destabilisation) à la rue, est qualifié par la même bande de « démocratique » et la plus bête des opposants désigné comme - enfin - le « père de la démocratie », au même rang que Razanamasy, SVP !
Alors, arrêtons de nous prendre pour des canarads sauvages.
3. En quoi donc la « démocratie » est ici bafouée, après avoir analysé, objectivement la situation dans laquelle la place donnée à l’opposition est de premier plan ?
Le scénario avancé est simple : ZAFY voulait déposer une gerbe à la place de la démocratie, à Ambohijatovo. Cela prête à sourir, mais c’est comme ça. Donc
Son équipe demande une autorisation à la préfecture pour cela (pourtant, déposer une gerbe devrait prendre 3 minutes : ZAFY aurai du donc prendre sa bagnole et déposer cette gerbe icongnito et repartir. Mais ce n’est pas le cas puisque il compte rameuter la foule pour cela. d’où l’ennui et l’acte politique inavoué). Une demande refusée - à juste titre - car non seulement son intention inavouée est gros comme le ciel, mais pour le cas pratique, Ambohijatovo, un lieu déjà bondé sans manifestation politique, présenterait un risque de problème lié non seulement à la circulation, mais, par ricochet de l’ordre public. Un autre lieu leur a proposé, mais refus catégorique de ZAFY et sa conseillère Lalatiana.
Donc, ils passent outre et : rameute « leur » foule (munis souvent de cailloux) au sein de laquelle s’engouffre des voyous (ce qui est prévisible - une des raisons ayant conduit la prefecture à interdire la manifestation)...
Les fils de « Dada », qui soutiennent la démarche préparent leurs appareils photos (en vue de mitrailler le plus de sang possible - pour servir leur cause désespérée) et leur plume prête à écrire ce que « Patrick A » vient d’écrire, en pensant que « le choc des images » et « les poids des mots » suffiront pour dénuder la dictature supposée de TGV et le tout au nom de la...démocratie. Foutaise !
Et voilà, on arrive à Ambohijatovo, on lance des propos excitants, vindicative, des provocations dont Lalatiana est passée maître dans l’art, la foule hue, on titille les forces de l’ordre présentes, on leur provoque, et une fois celles-ci dégainent les bombes lacrymogène et chargent les voyous, et voilà qu’on crie : « Démocratie bafouée » !
Quel infantilisme ! Quelle infantilisation du peuple ! Quelle méthode désuète, inéfficace et irresponsable !
4. Maintenant, on ressucite l’honneur bafoué de ZAFY en le qualifiant de « père de la démocratie ». Oui, sans aucun doute, il en était le père. C’était en 1991. Sauf que depuis peu, il cherche à commettre l’infanticide le plus condamnable en voulant tuer la démcoratie au nom de la démocratie. Car, ce père de la démocratie de 1991, est, malheureusement, devenu 20ans plus tard (est-ce dû à l’âge ? Aux mauvais conseils ?), « le faire valoir » de Ravalomanana dans sa cause perdue qui cherche à tirer sa légitimité dans la violence et sa puissance dans la destabilisation et le désordre.
Le peuple malgache n’a donc rien à voir avec cette attitude suicidaire et irresponsable de ZAFY actuellement. Au contraire, le fait même que la population malgache ne se rue pas pour le soutenir en est une preuve que ce peuple là n’est pas aussi bête qu’on cherche à nous faire croire.
ZAFY, actuellement, (et la bande à MT prétend nous le dire) pense que : « Intégrité politique = Entêtement à ne jamais changer d’avis ». Ce qui est une absurdité.
Dans d’autres cieux, on sait que ce genre de chose s’appelle : « imbécilité ». Car seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. L’intégrité consiste aussi et surtout à reconnaitre ses erreurs, seule condition qui légitime un changement d’avis, qui en soi, n’est pas une honte ni une faiblesse.
Enfin, si donc, tous ceux qui prétendent « défendre, épouser » l’idée d’une démocratie veulent vraiment nous convaincre de leur « prétendue » conviction en la matière, qu’ils conseillent ZAFY d’intégrer les institutions et les processus de sortie de crise en cours ; qu’il commence à ne pas renier ses propres gars qui dirigent actuellement la Transition, bref, qu’il s’exprime dans ce cadre là, dans les médias, où dans des lieux où on peut recevoir et réunir des partisans, et non de se livrer à susciter le désordre, pour des piteux prétextes, et avec des irresponsables intentions politiciennes.
Car sinon, vous êtes entrain de nous dire qu’il fallait justifier les actes de ceux qui ont harangué la foule pour aller prendre le pouvoir à Ambohitsirohitra, et sanctifier les actes de ceux qui ont tiré, après.
Ne confondons pas « démocratie » au « bas instinc politicien qui a besoin du sang d’une foule composée des sans-gardes pour survivre ». Le temps évolue, et le peuple n’est pas dupe !