Les propositions de Jean Ping reposent sur les Accords de Maputo I (des 8 et 9 août 2009) et sur l’Acte additionnel d’Addis-Abeba (6 novembre 2009) qui instaurent une transition consensuelle et inclusive. Ces accords reconnaissent et mettent en place un président de la Transition en la personne de Andry Rajoelina et deux co-présidents issus des mouvances Albert Zafy et Marc Ravalomanana, respectivement Emmanuel Rakotovahiny et Fetison Rakoto Andrianirina.
Ces propositions précisent les domaines de compétence des deux co-présidents. La mouvance Albert Zafy coordonne les actions à caractère économique et social ; la mouvance Ravalomanana par contre a compétence sur les relations avec les institutions. Le président de la Transition, selon ces propositions du GIC, assure la continuité de l’Etat et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics sans toutefois être habilité à prendre des décisions de nature à engager l’avenir du pays sur le long terme.
Quant au poste de Premier ministre, si l’on devait se référer à ces propositions du GIC, il revient à Eugène Mangalaza, chef du gouvernement de consensus et d’union nationale.
En matière d’élections, le GIC n’est pas contre. Il indique toutefois que ces élections doivent « être tenues dans un délai permettant d’assurer leur crédibilité, leur transparence et dans le respect de l’échéance et des modalités fixées par les accords déjà signés ». En d’autres termes, il y aura trois consultations populaires avant le mois de novembre 2010. En premier un référendum constitutionnel qui devrait légitimer les aspirations populaires puis des élections présidentielles et législatives dont l’organisation peut être jumelée avant le mois d’octobre au plus tard. Entre temps, la CENI, le code électoral et la liste électorale devraient tous être bouclés.
Recueilli par Valis





