Le général Claude Ravelomanana, secrétaire d’État à la Gendarmerie, accompagné notamment du général Rabetrano Faly, directeur général du Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO), s’est rendu au camp des Forces d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (FIGN) hier vendredi 5 mars, afin de discuter avec les représentants de cette unité qui avaient lancé un ultimatum sur la publication immédiate des résultats de l’enquête sur l’affaire des « 2,5 milliards » ; cette somme, soit 500 millions d’Ariary, aurait été remise par l’ancien Président Marc Ravalomanana à l’intention des forces de gendarmerie et ne serait pas arrivée à destination.
Il y eut deux rencontres successives, avec le général Zafera Viennot, chef de corps de la FIGN, puis avec le reste de l’unité, avec notamment le lieutenant-colonel Raymond Andrianjafy, chef OPS (service des opérations) qui avait formulé l’ultimatum devant la presse deux jours auparavant.
Les rencontres ont semble-t-il été fructueuses, notamment pour le secrétaire d’État à la Gendarmerie, puisqu’il a obtenu la suspension de l’ultimatum lancé par les hommes de Fort Duchesne qui s’achevait hier. Il avait notamment expliqué que si l’enquête administrative était effectivement achevée, l’enquête judiciaire se continuait encore.
Le lieutenant-colonel Raymond Andrianjafy déclarait cependant que les hommes de la FIGN réclamaient toujours la démission du Commandant de la Gendarmerie, le général Bruno Razafindrakoto qui aurait reçu la somme en question, et des sanctions vis-à-vis des deux officiers qui auraient assisté à la remise de cet argent.
Le général Zafera, pour sa part, déclarait qu’il ne fallait pas soupçonner une intention politique dans les revendications de ses hommes. Et il ajoutait que lui même avait été favorable au changement politique et qu’il ne trahirait jamais Andry Rajoelina.
Recueilli par Yann





