Il est aujourd’hui flagrant que Madagascar est une véritable passoire où n’importe quel trafic peut s’effectuer à la barbe et au nez de tous. À preuve, le trafic de bois de rose que les autorités essaient de réglementer de nouveau pour que les caisses de l’Etat puissent au moins en bénéficier et pas seulement les trafiquants et les « exportateurs ». À preuve encore, des lingots d’or qui ont été saisis récemment dans un appareil long courrier à l’aéroport d’Ivato. On peut être sûr que ces « découvertes » ne sont que la face émergée de l’iceberg.
Madagascar est considéré par les géologues comme faisant partie des trois pays recelant la plus grande variété de ressources minérales au monde, avec le Brésil et l’Inde. Les experts estiment que Madagascar est le premier producteur mondial de saphir avec environ 40% de la production mondiale, dont la majeure partie, en particulier les plus belles pierres, serait exportée de manière informelle vers l’Asie pour y être taillée puis réexportée vers les grands marchés de consommation. Cependant, l’exportation des pierres précieuses ne représente que 4% de recettes de l’Etat. Vu cette situation, le ministère des Mines et des hydrocarbures a décidé de renforcer la police minière. Près de 20 agents de polices minières seront donc recrutés cette année. Notons que cette entité ne dispose actuellement que de 6 agents de polices minière pour toute l’île.
La résolution sur la sécurisation de la ressource minière qui s’est tenue ce jeudi 28 janvier à l’hôtel Colbert a exigé aussi la mise en place d’un comité technique. Ce comité conduit par l’Aviation civile de Madagascar effectuera un audit en analysant les circuits des pierres précieux dans les aéroports. Un plan d’action sera présenté le 09 février prochain. Des caméras de surveillance dans les zones sensibles y seront également installées. Pararallèlement, le personnel de l’aviation sera sensibilisé et des sanctions directes seront désormais appliquées.
Le « comptoir de l’or » sera également mis en œuvre grâce à une coopération avec des investisseurs étrangers.





