J’ai bien peur que votre appel soit lancé dans un désert !!!
L’écrasante majorité des intervenants sur le forum sont là pour défendre « aveuglement » leur « dada », leur gourou, disons plutôt leur leader pour rester poli.
Ce n’est pas certainement pas ainsi qu’une quelconque réflexion utile, positive et constructive en ressortira.
L’avantage d’un ancien c’est qu’il a pu vivre en direct les évènements du passé et, après plusieurs années de recul, peut en tirer une leçon si, bien entendu, il a une ouverture d’esprit suffisante.
Le jeune, lui sera beaucoup plus intéressé par le présent et l’avenir et, comme il n’a pas l’expérience du passé, devra nécessairement partir de zéro dans ses réflexions, à moins qu’il ne soit un féru de l’histoire de Madagascar et de l’humanité ...ou un passionné de politique.
A la lecture de tous ces commentaires et échanges plus ou moins virulentes, que remarque t-on ?
Que le détail prime encore et toujours sur le général !
Un débat passionné portera sur les évènements du 7 février 2009 isolé de son contexte historique...
Un autre débat, tout aussi passionné, sur l’assassinat du Colonel Richard Ratsimandrava mais encore sorti de son contexte historique...
Un débat, également passionné, sur le coup de force de mars 2009 mais également sorti de son contexte historique...
Etc. ..., etc. ..., etc. ...
Certes, chacun de ces sujets sont importants et méritent une discussion mais à savoir, par exemple, qui est responsable du « massacre » du 7 février 2009 relève beaucoup plus du domaine judiciaire et personne n’est juge ici pour y apporter un jugement quelconque.
Il existe pourtant bien une « dynamique historique » qui remonte au moins depuis le retour à l’indépendance, et même bien avant avec la prise de possession de Madagascar par la France, une « dynamique historique » qui a été dévié de sa lancée avec l’assassinat de Richard Ratsimandrava.
Tous ces évènements du coup de force de mars 2009, du 7 février 2009, du 21 janvier 2009, de 2001-2002, de 1991-1993, etc. ..., n’en sont que des étapes successives, certes importantes mais QUE des étapes qui doivent être replacé dans leur contexte historique pour pouvoir les appréhender correctement !!!
En refusant cette perspective historique, soit par ignorance, par manque de recul ou tout simplement par simple volonté, nous ne pourrons qu’apporter des réponses (des solutions) « biaisées » aux différentes crises successives que connait Madagascar depuis plusieurs décennies.
Alors que faire ???
Il n’y a pas 36 solutions, et la seule qui me semble cohérente est l’intéressement du citoyen malagasy à la vie politique et civique de son pays, son implication dans les affaires publiques, sa prise de conscience et de responsabilité.
Certes, vous pourrez me répondre que la majorité des malagasy sont beaucoup plus préoccupé de survivre dans leur quotidien plutôt que de s’occuper des affaires politiques et civiques du pays, même juste au niveau du Fokontany, et vous aurez parfaitement raison.
Mais face à cette majorité, il y a une minorité, ET dans cette minorité il y a certainement une autre minorité qui ne demande qu’à agir pour le plus grand bien du pays !!!
Alors ne soyons pas fatalistes, ni pessimistes et agissons en commun pour poursuivre la lutte que nos prédécesseurs ont engagés depuis plusieurs décennies.
Nous pouvons agir selon la méthode de la tâche d’huile qu’il suffirait de démultiplier à l’infinie pour rassembler le plus grand nombre.
Que nous soyons pro-Ravalomanana, pro-Rajoelina, pro-Ratsiraka, pro-Zafy ou aucun de ceux-là, nous pouvons très bien trouver entre nous un dénominateur commun sur lequel nous pourrons nous appuyer pour assurer et garantir un véritable retour à la normalité constitutionnelle et à l’Etat de Droit.
Alors qu’attendons-nous, mobilisons-nous et agissons pour l’intérêt supérieur de la nation !