Réagissant par rapport à l’actualité nationale brûlante ou du moins par rapport à la situation indéfinissable de la gouvernance et de l’application de la feuille de route, le parlementaire Cyrille Rasambozafy n’a pu s’empêcher d’évoquer les réunions de Pretoria et des chefs d’États africains à Addis-Abeba. À propos de la réunion de Pretoria, il a déploré qu’elle ne cadre dans aucune rubrique de la feuille de route car les critères de sélection des invités ne sont pas du tout clairs.
« Les résolutions qui y ont été prises ne sont pas claires et le communiqué issu de cette réunion est diversement interprété. Par ailleurs, la réunion au sommet de l’Union africaine (UA) s’est achevée en queue de poisson ce 30 janvier 2012 ; aucune résolution sur la question Madagascar n’a été prise ; vraisemblablement que Madagascar est le cadet de leurs soucis et la résolution de la crise malgache y a été reléguée au troisième sinon au quatrième rang. Cela devrait nous faire prendre conscience de la considération que l’Afrique porte sur notre problème et provoquer en nous un sursaut de fierté et conscience souveraine » déclare amèrement ou ironiquement Rasambozafy Cyrille. À son avis, le cas malgache est méconnu des chefs d’États d’Afrique ; il ne les préoccupe pas parce que les Malgaches ne s’entretuent pas ; ce n’est pas dans l’esprit ni dans la culture des Malgaches, explique-t-il.
La feuille de route prescrit le suivi et le contrôle de sa mise en œuvre par des entités de la société civile (Finona, Raiamandreny mijoro, Cnosc) ; mais que font celles-ci ? Où sont-elles alors que la situation semble s’enliser, fait constater ce parlementaire de l’EXOPOLES. Il s’interroge si les politiciens et décideurs du pays attendront le mois de juin prochain quand les chefs d’États d’Afrique auront élu le président de la Commission de l’UA pour prendre leur responsabilité, alors même que le pays célèbrera son indépendance ?
On conviendra que l’UA vient de vivre une fin du mois de janvier dans la division. C’est la désolation et la Commission de l’UA est réduite à l’expédition des affaires courantes. Toute l’équipe au président Jean Ping avec ses faiblesses conduira encore l’organisation continentale jusqu’au mois de juin prochain. Or personne n’est sans savoir certes ses succès mais surtout ses échecs en Libye ou en Côte d’Ivoire ; et le cas de Madagascar qui est de plus en plus au centre de la lutte de leadership ou du clivage entre francophones et anglophones.
Recueilli par Bill




