Des taxis-brousses surchargés, sans essuie-glaces et munis de freins défectueux transportent chaque jour des centaines de personnes d’une ville à l’autre. Dans certains cas, ce sont même des camions qui ont été transformés en autobus de fortune et accueillent jusqu’à 90 passagers, le tout dans le mépris le plus absolu des normes et des lois. Sans compter les fois où des passagers voyagent debout à l’extérieur du véhicule, accrochés tant bien que mal au bastingage, et celles où le véhicule roule sans la moindre carte grise.
Et la conséquence, inévitable, est le nombre et la gravité des accidents de la circulation sur les grands axes routiers (et les autres). Qu’un camion surchargé verse sur le flanc et l’on ne compte plus le nombre des morts et des blessés.
Face à cette situation, l’Agence des Transports Terrestres (ATT) a rencontré les chefs de région et les membres du Congrès de la Transition pour les convaincre d’augmenter la répression. Les contrôles inopinés de la police routière devraient donc se multiplier dans les prochaines semaines.
L’ATT a cependant reconnu que la répression n’était pas tout. En effet, au sein des coopératives, les lacunes quant à la connaissance de la législation routière sont nombreuses. Aussi, une formation sur le code de la route à l’adresse des chauffeurs et convoyeurs est-elle prévue pour le mois de mars.




