Il y a nécessité urgente de développer l’accès à Internet, grâce à la mobilisation des 3 institutions clés Société, Economie et Etat, afin de s’informer, d’échanger, d’apporter sa contribution à la vie de la société.
Ci-dessous quelques extraits du Programme de recherche de Vox Internet soutenu par l’ANR (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine)
http://www.anru.fr/
L’Internet des objets -
Web participatif : vers un engagement citoyen de l’usager ? Intervention de Serge Proulx au colloque de l’UNESCO « Ethique et droits de l’homme dans la société de l’information » mercredi 17 octobre 2007
[…] un usage significatif des outils du Web participatif - appelé aussi « Web 2.0 » - pourrait fournir à l’usager de l’Internet, l’opportunité de devenir progressivement un acteur civique et culturel à part entière dans la société mondialisée d’aujourd’hui.
L’éventail d’application de ces outils concerne en effet de nombreux domaines décisifs pour la communication et la construction de réseaux transfrontières de personnes et de collectifs : • outils de socialisation, • outils de mise en relation ou de coordination des activités (au traditionnel courriel et nombreux forums en ligne, s’ajoutent les services audiovisuels et Internet offerts via la téléphonie mobile) ; • outils de création, d’échange et de partage de contenus : blogs, User Generated Content (UGC), peering...
La question fondamentale est de savoir si et comment ces nouveaux médias associés d’abord et surtout à l’univers mondialisé du divertissement, pourraient constituer par ailleurs des sources d’informations crédibles et fiables pour une meilleure participation des usagers-citoyens à la vie démocratique de leur communauté.
[…] La grande popularité du Web participatif laisse entrevoir l’émergence d’une part, d’espaces publics pluriels et hétérogènes et d’autre part, de nouveaux mécanismes de prise de parole et de mise en visibilité des acteurs (anonymes ou déjà connus). […]
[…] - la possibilité que l’usage du Web participatif puisse faire de l’usager un acteur civique et culturel à part entière - suppose cependant que ce dispositif numérique puisse constituer une « ressource » pour faire mieux participer les individus et les groupes à la sphère publique. […]
[…] une distinction entre audience et public : la catégorie désignant un « public » mettrait davantage en évidence un sentiment réflexif d’appartenance partagé par ses membres, s’exprimant notamment à travers des activités internes de sociabilité, de même que par une volonté de se définir comme entité propre face à d’autres publics. La catégorie « audience », au contraire, aurait pour effet de dissoudre la dimension collective de l’écoute, de la détacher de son inscription dans un processus social. […]
Questions et pistes de réflexion
Notre question de départ était de savoir comment les usages du Web participatif - dispositif associé d’abord à l’univers mondialisé du divertissement - pouvaient contribuer à une meilleure participation des usagers-citoyens à la vie démocratique. Cette potentialité existe mais ne va pas de soi. Les gouvernements devront favoriser l’accès et l’appropriation de ces nouveaux outils informatiques par des publics élargis s’ils veulent rendre possible ce passage d’un univers de la consommation à celui de la citoyenneté. Par ailleurs, parmi les groupes d’usagers, il ne faudrait pas que s’élargisse le fossé entre des « amateurs devenus experts » et des « amateurs restant passifs ». Les gouvernements devront imaginer de nouvelles méthodes pour gérer ce nouvel univers de contenus numériques dans le cadre élargi du développement des industries culturelles.
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