Alors que la tension monte face aux coupures d’eau de plus en plus fréquentes et prolongées dans plusieurs quartiers d’Antananarivo, la Jirama annonce que l’approvisionnement en eau se fera désormais par tour dans certains quartiers. Un système instauré depuis des années pour faire face au gap de production dans la capitale.
Lors d’une descente hier à Mandroseza, principal centre de production d’eau de la ville, le ministre de l’Eau de l’Assainissement et de l’hygiène (MEAH), Elia Minosoa Anjaratiana Razafindrianiaina, a annoncé la prochaine publication d’un tableau détaillé des tours d’eau. Celui-ci sera affichée dans les quartiers afin d’informer les habitants sur les horaires d’arrivée de l’eau ainsi que les passages des camions-citernes dans les zones les plus touchées.
Cette mesure intervient dans un contexte de forte exaspération de la population. Depuis plusieurs semaines, de nombreux quartiers subissent des coupures quotidiennes, parfois pendant plusieurs jours consécutifs. Les habitants doivent multiplier les réserves d’eau ou parcourir de longues distances pour s’approvisionner. D’autres quartiers, notamment ceux des périphériques n’ont tout simplement pas d’eau que tard dans la nuit, dès fois un jour sur deux.
Le système d’alimentation en eau d’Antananarivo, long d’environ 2 500 kilomètres, n’a pas bénéficié de rénovation majeure depuis plus de trente ans. Les pertes liées aux fuites sont importantes et réduisent considérablement les capacités de distribution, selon la Jirama.
À cela s’ajoute une production insuffisante depuis plusieurs années alors que la population du Grand Antananarivo continue d’augmenter rapidement. Cette pression démographique accentue les déséquilibres entre l’offre et la demande, fragilisant davantage un réseau déjà saturé.
Malgré les difficultés, la Jirama affirme constater quelques améliorations dans certaines localités longtemps privées d’eau, notamment à Sabotsy Namehana et Tsarahonenana. Les autorités promettent également une amélioration progressive de l’approvisionnement à partir de la fin du mois de mai, avec l’arrivée d’une deuxième tranche de matériels destinés à renforcer les installations.
Le directeur général de la Jirama estime toutefois que les changements les plus visibles ne devraient intervenir qu’à la fin de l’année. En attendant, le ministère de l’Eau appelle la population au calme et à la patience, tandis que le « tour d’eau » s’annonce désormais comme le nouveau quotidien des habitants d’Antananarivo.
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Vos commentaires
L’eau est devenue une denrée rare au XXème siècle .Problème ayant entraîné la chute de Radomeline avec les coupures intempestives ,les délestages comme si l’histoire est un éternel recommencement en inventant la refondation plus précaire SANS solution alternative .Le prochain coup d’état ???ou Tsiafahy !
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