La peste refait son apparition à Madagascar, avec plusieurs foyers identifiés depuis la fin du mois de juillet. Le ministère de la Santé publique fait état de quatre cas confirmés dans trois districts du pays. La région Analamanga concentre une partie des contaminations, tandis que de nouvelles suspicions viennent d’être signalées dans le sud-est de la Grande Île.
D’après les données communiquées par les autorités sanitaires, les districts d’Ankazobe et d’Anjozorobe, dans la région Analamanga, figurent parmi les zones touchées. Le district d’Ambohimahasoa, dans la région Haute Matsiatra, enregistre également des cas. Aucun décès n’est à déplorer parmi les quatre malades confirmés. La situation reste néanmoins suivie de près, particulièrement dans les territoires où la présence de rongeurs et de puces favorise la circulation de la maladie.
Une nouvelle alerte sanitaire a été enregistrée le 10 octobre dans le district de Midongy Atsimo. Les investigations engagées après ce signalement ont permis d’identifier cinq personnes présentant des symptômes suspects. Des échantillons biologiques ont été prélevés et transmis au laboratoire de référence. Les résultats doivent encore déterminer si ces patients sont effectivement atteints de la peste.
Face à ces signalements, les services sanitaires ont engagé plusieurs interventions pour empêcher l’apparition de nouvelles contaminations. Les malades identifiés bénéficient d’une prise en charge médicale et d’un traitement adapté. Près de 200 personnes ayant été directement exposées aux patients ont également reçu des antibiotiques à titre préventif. Leur état de santé fait désormais l’objet d’un suivi régulier afin de détecter rapidement toute manifestation de la maladie.
Les opérations sanitaires concernent aussi les habitations situées autour des foyers recensés. Des campagnes de désinsectisation sont menées pour éliminer les puces susceptibles de transmettre la bactérie responsable de la peste. Les équipes médicales poursuivent parallèlement leurs recherches de personnes présentant des signes suspects.
Les agents communautaires participent également aux interventions, notamment à travers l’assainissement des lieux de vie et les actions destinées à limiter la prolifération des rats. Ces mesures doivent permettre de réduire les risques de transmission pendant cette période de circulation saisonnière de la maladie.
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Vos commentaires
C’est la saison sèche actuellement, une période au cours de laquelle la recrudescence de feux de brousse est constatée.
Les rongeurs sont ainsi poussés à se rapprocher de la population humaine non seulement pour trouver de quoi s’alimenter mais aussi pour trouver refuge.
Des actions de lutte contre les invasions de rongeurs couplées avec des mesures environnementales devraient être mises en œuvre dans la situation présente.
Et des mesures d’appui devraient être engagées notamment le développement de la culture fourragère auprès des groupes communautaires afin de réduire les feux de brousse dont le but essentiel est de produire des jeunes repousses herbeuses pour l’alimentation bovine...
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