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mardi 5 mai 2026
Antananarivo | 13h22
 

Société

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La crise de l’eau potable s’aggrave et ravive la colère de la population

mardi 5 mai | Mandimbisoa R. |  337 visites  | 3 commentaires 

Antananarivo replonge dans une crise persistante d’approvisionnement en eau potable, dont l’intensité ne cesse de croître ces dernières semaines. Dans plusieurs quartiers, les coupures se multiplient et perturbent gravement le quotidien des habitants. En plein centre-ville, jusqu’à cinq interruptions d’eau sont désormais observées sur une seule journée, de jour comme de nuit, chacune durant au minimum deux heures, dans d’autres quartiers en périphérie cela fait plusieurs années que le robinet est à sec.

Le quartier d’Ampefiloha illustre particulièrement cette situation critique. Selon les témoignages des riverains, une première coupure intervient dès 4 heures du matin, avec un retour de l’eau aux alentours de 8 heures, au mieux. Une nouvelle interruption survient une heure plus tard, suivie d’un rétablissement en milieu de journée. L’après-midi n’est pas épargné, avec une autre coupure entre 15 heures et 18 heures, avant une dernière interruption aux environs de 22 heures. Cette succession de coupures rend l’accès à l’eau extrêmement incertain, compliquant les tâches quotidiennes les plus élémentaires.

Face à cette situation jugée « lassante » par de nombreux ménages, l’exaspération monte. Les habitants dénoncent une dégradation continue des conditions de vie, aggravée par des coupures d’électricité de plus en plus fréquentes. Dans certains quartiers, la tension a franchi un cap. À Manjakaray, des actes de protestation ont été signalés dans la nuit, avec des pneus incendiés au milieu de la chaussée, traduisant une colère grandissante.

Au-delà du constat, c’est la question de la responsabilité des autorités qui revient avec insistance. Plusieurs citoyens s’interrogent sur l’efficacité des mesures annoncées précédemment pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau. Certains observateurs relèvent que les revendications liées à cette crise avaient déjà alimenté des mobilisations par le passé, contribuant à des changements politiques. Pourtant, aujourd’hui, les résultats tardent à se concrétiser, et les solutions durables semblent encore hors de portée.

Ceux qui ont initié les descentes dans les rues, en septembre 2025, avec les bidons jaunes devant le Sénat à Anosy, à l’instar de Babà Rakotoarisoa, l’actuel Directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), Clémence Raharinirina, l’actuelle cheffe de région d’Analamanga et Lily Rafaralahy, l’actuelle ministre du Tourisme, semblent avoir oublié leurs revendications après leur nominations aux hautes fonctions de l’Etat.

Dans ce contexte, de nombreuses voix appellent à une prise de responsabilité plus ferme de la part de l’État. La nécessité de mettre en place une gestion efficace du secteur de l’eau, avec des responsables compétents et des moyens adaptés, apparaît comme une priorité. Car au-delà des tensions actuelles, c’est un enjeu fondamental : garantir à chaque citoyen un accès régulier et sécurisé à l’eau potable.

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3 commentaires

Vos commentaires

  • 5 mai à 11:03 | RATOVO (#10503)

    L’Union Européenne a raison de parler de " fondamentaux " concernant la coopération internationale . Ce régime militaire de la refondation va se mordre les doigts à la longue en s’appuyant sur la Russie qui n’a que des armes et l’Africa Corps pour l’aide substantielle au pays !

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  • 5 mai à 11:06 | Vohitra (#7654)

    L’outil "fanovozana" n’arrive pas à satisfaire les promesses et ne peut plus être brandi comme épouvantail chassant les "fodilahimena" qui vise le "varim-bahoaka"...

    Mais le peuple de Zanahary n’est pas dupe, et les tentatives pour engourdir l’esprit envahi par la faim et le soif sont restées vaines : les réalités rattrapent le célèbre "rétropédaleur" et Tsapiky-man...

    Oui, le rétropédaleur bouge beaucoup trop, et distribue partout où il passe de l’argent et des PPN ou d’autres produits, tandis que les citadins à l’origine du mouvement populaire sont mis à l’écart, parfois même victimes de l’insécurité grandissante, soit de l’insécurité menaçante pour l’intégrité physique soit menaçante pour la liberté...et le plus crucial, l’insécurité de survie...

    A se demander si le rétropédaleur est conscient de la situation vécue par le peuple de Zanahary ou s’il agit par inconscience tout court...

    Mais ce qui est aussi visible clairement actuellement, c’est le foisonnement de nouveaux partis politiques et d’organisation militant en faveur du pouvoir et autorité du Monseigneur Colonel... c’est pareil aux "Ma" du temps du flibustier...avec les Marema, Varema, Serema, Koparema...

    Et même dans ses posture et geste au moment de ses discours en public, le Monseigneur est en train de copier son idole galonné...

    Dis, les quatre acolytes du Monseigneur Colonel ne prennent pas la place déjà du fameux "Conseil Suprême de la Révolution" ou CSR de la deuxième République ?

    Haut-conseillers et Conseillers Suprêmes, c’est pareil, non ?

    Répondre

  • 5 mai à 11:14 | rakotobe (#7825)

    Le Printemps malgache

    L’étincelle qui a allumé la mèche de la révolte reste aussi imprévisible que ses conséquences

    Répondre

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