La Banque centrale de Madagascar (BFM) a décidé de maintenir son taux directeur à 12,50 %, à l’issue de la réunion de son Comité monétaire, tenue le mardi 3 novembre 2026. Cette décision, applicable à partir du mercredi 4 novembre pour une durée de trois mois, traduit la volonté de l’institution de poursuivre sa lutte contre l’inflation, alors que la hausse des prix continue de peser sur le pouvoir d’achat des ménages et les activités économiques.
Dans son rapport de politique monétaire publié le 3 novembre, la BFM explique que le maintien de ce taux doit permettre de conserver des conditions monétaires suffisamment restrictives pour favoriser un retour progressif de l’inflation vers son objectif de 5 % à moyen terme.
La situation demeure préoccupante sur le front des prix. Après avoir atteint 6,8 % en mars 2026, l’inflation annuelle est remontée à 8,6 % en septembre. Les produits alimentaires, à l’exception du riz, figurent parmi les principaux facteurs de cette évolution. Les prix de l’énergie ont également augmenté de 5,1 % en glissement annuel.
Les prévisions de la Banque centrale ne laissent pas entrevoir une amélioration immédiate. L’inflation pourrait atteindre 9,3 % en décembre 2026, avant d’amorcer un ralentissement à partir du deuxième trimestre 2027.
Le maintien du taux directeur à 12,50 % comporte plusieurs implications pour les entreprises, les ménages et le financement de l’économie nationale.En conservant un taux relativement élevé, la Banque centrale cherche notamment à limiter les pressions sur les prix. Le taux directeur influence les conditions auxquelles les banques commerciales se refinancent et, progressivement, les intérêts appliqués aux crédits accordés à leurs clients.
Pour les entreprises malgaches, cette orientation peut contribuer à maintenir des coûts d’emprunt importants. Les petites et moyennes entreprises, qui dépendent souvent des financements bancaires pour renouveler leurs équipements, acheter des matières premières ou développer leurs activités, pourraient ainsi continuer à rencontrer des difficultés pour financer certains investissements.
Les ménages peuvent également ressentir les effets d’une politique monétaire restrictive. Des conditions de crédit moins favorables sont susceptibles de freiner les projets immobiliers, l’acquisition de biens d’équipement et certaines dépenses de consommation.
Cette situation présente néanmoins un autre enjeu : empêcher une accélération durable de l’inflation. Une hausse persistante des prix réduit la capacité des familles à satisfaire leurs besoins quotidiens et fragilise particulièrement les ménages disposant de revenus modestes.
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Vos commentaires
Pour la banque centrale, si cela vous intéresse on peut vous envoyer dans quelques semaines Christine...Oui c’est cela Christine Lagarde...un peu défraichie...à repasser au fer pas trop chaud...elle peut encore servir.
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