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De la pédagogie loin du POPULISME ambiant . Ce pays refuse des réformes bien nécessaires comme les Français grincheux contre la retraite à 65 ans . Aucun média malgache n’a pris le temps d’enquêter. La presse locale se contente de relayer la colère ou l’info brute, sans jamais expliquer la mécanique de ce barème qui fait polémique. Pourquoi donc matraquer une vieille Peugeot ou un Sprinter de plus de 20 ans à hauteur de 340 000 Ariary, pendant qu’un SUV électrique ne paiera qu’une miette de 5 000 Ariary ? C’est loin d’être un bug administratif, c’est une stratégie fiscale bien ficelée et calculée. Les véhicules anciens vont casquer le prix fort étant pointés comme les « passoires » de la dégradation de la couche d’ozone . Pour le contribuable, un véhicule qui perd de sa valeur devrait être moins taxé. Pour l’État, c’est l’inverse : c’est le principe du pollueur-payeur. Il y a le coût sanitaire : Les vieux moteurs thermiques qui saturent Antananarivo n’ont aucune norme anti-pollution. Ils rejettent des tonnes de particules fines. L’État surtaxe ces véhicules pour compenser ce qu’ils coûtent en dépenses de santé publique. Un parc automobile vieillissant, ce sont des pannes constantes qui paralysent l’économie dans les embouteillages, des accidents par défaillance technique, et une surconsommation de carburant. La taxe forte est une incitation financière à envoyer ces véhicules à la casse. Quant aux véhicules neufs c’est la prime à l’efficience .Les modèles de moins de 5 ans s’en sortent beaucoup mieux. La raison est simple : ils polluent deux à trois fois moins et tombent plus rarement en panne. De plus, il n’y a pas de cadeau fiscal réel. Si la taxe annuelle est basse, l’État s’est déjà grassement servi au cordon douanier lors de l’importation, en prélevant la TVA et les droits de douane sur la valeur d’origine du véhicule neuf.
Maintenant pour l’électrique c’est l’arme anti-pétrole par excellence .C’est le grand gagnant du barème, avec des tarifs dérisoires. Pourquoi un tel privilège ? Madagascar importe 100% de ses hydrocarbures, ce qui vide les réserves de la Banque Centrale et asphyxie notre balance commerciale. Pousser vers l’électrique, c’est couper le cordon avec les pays pétroliers et l’énergie fossile . Le contre-coup c’est faute de bornes de recharge et face à des prix d’achat prohibitifs, personne ne passerait à l’électrique. L’État supprime la taxe pour forcer le marché et obliger les concessionnaires à importer ces technologies. Comme verdict , cette nouvelle « vignette » n’est pas qu’une simple pompe à fric pour renflouer les caisses publiques. C’est un outil de sélection naturelle pour le parc automobile national : étouffer l’ancien pour forcer la modernisation.
Le revers de la médaille avec un pays où le pouvoir d’achat est à genoux, comment l’État peut-il exiger des transporteurs et des ménages qu’ils achètent du neuf quand ils ont à peine de quoi payer le carburant ? La logique fiscale est IMPECCABLE , sa réalité sociale l’est beaucoup moins. .Et les jeunes de la GEN Z semblent finalement moins " connectés " en délirant sur une suppression de l’assurance et que le président de l’assemblée nationale ajoute des braises sur le feu comme d’habitude à la manière des popovs !