La dernière célébration du 14 Juillet d’Arnaud Guillois à Madagascar aura été marquée par un message adressé avant tout à la jeunesse. À quelques jours de son départ définitif de la Grande Île, l’ambassadeur de France a choisi de placer les jeunes Malgaches au cœur de son intervention, estimant qu’ils occupent désormais une place déterminante dans l’avenir du pays. Devant les autorités malgaches, les représentants du corps diplomatique et les partenaires de la coopération franco-malgache réunis à la Résidence de France à Ivandry, il a affirmé que « la voix de la jeunesse doit être entendue, respectée et prise en compte », faisant de cette conviction le fil rouge de son ultime grand discours officiel.
Pour le diplomate français, les jeunes ne peuvent plus être considérés comme de simples témoins des transformations du pays. Ils sont, selon lui, déjà des acteurs de premier plan sur les plans politique, économique et citoyen. Cette reconnaissance intervient dans un contexte où Madagascar poursuit sa phase de Refondation et où les attentes de la population demeurent nombreuses. Arnaud Guillois a rappelé que la jeunesse exprime des aspirations fortes à une vie plus digne, à des institutions plus efficaces, à davantage de transparence dans la gestion publique et à une lutte résolue contre la corruption. Autant de revendications qui, à ses yeux, méritent d’être pleinement intégrées dans les choix des responsables politiques.
L’ambassadeur est également revenu sur les événements de septembre 2025, qui ont profondément modifié le paysage politique malgache. Il a expliqué que la France avait fait le choix d’accompagner les nouvelles autorités dans une démarche de coopération, considérant que celles-ci affichaient la volonté de répondre aux attentes exprimées par la population. Dans son intervention, il a souligné que cet engagement reposait notamment sur la prise en compte des aspirations portées avec détermination par une partie de la jeunesse, parfois au prix de lourds sacrifices. Pour lui, répondre à ces attentes constitue un élément essentiel de la stabilité et du développement du pays.
Au-delà de cette dimension politique, la réception du 14 Juillet a aussi permis de dresser un état des lieux de la coopération entre les deux États. Le ministre malgache des Affaires étrangères, le général Ely Razafitombo, a mis en avant plusieurs projets menés avec l’appui de la France. Il a cité les investissements dans les infrastructures urbaines, le programme Padef II consacré au développement des villes, les initiatives agricoles destinées à renforcer la résilience face au changement climatique, ainsi que des actions touchant l’électrification rurale, la santé, l’enseignement supérieur, la recherche, les transports, l’énergie, l’urbanisme et la justice.
Le chef de la diplomatie malgache a également annoncé la signature de trois nouvelles conventions de financement avec l’Agence française de développement. Ces accords concernent notamment le financement des dépenses sociales prioritaires, le renforcement du système judiciaire grâce au projet Pagema II et la poursuite des investissements dans les quartiers vulnérables du Grand Antananarivo avec Lalakely IV. Il a aussi rappelé les résultats du programme « Tantsoroka ho an’ny Diaspora » (Tady), qui mobilise les compétences des Malgaches établis à l’étranger et bénéficie déjà à près de 30 000 personnes, principalement des femmes engagées dans des initiatives locales.
Cette réception a ainsi illustré la volonté commune des deux pays de poursuivre leur coopération dans de nombreux secteurs stratégiques. Le ministre a d’ailleurs souligné la convergence de vues entre Antananarivo et Paris sur la sécurité maritime, la stabilité de l’océan Indien, la lutte contre la criminalité transnationale et le respect du droit international. Un sujet, en revanche, n’a été abordé par aucun des deux responsables : celui des îles Éparses. Cette absence n’a toutefois pas éclipsé le message qu’Arnaud Guillois souhaitait laisser avant son départ : l’avenir de Madagascar passera nécessairement par une jeunesse écoutée, respectée et pleinement associée aux décisions qui engagent le pays.
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Vos commentaires
Un discours de circonstances bien sûr, à la veille de son départ dans l’exercice de sa mission diplomatique et plénipotentiaire...
Revenons un peu au passé récent...
Pourquoi Son Excellence ne s’était pas exprimé ainsi depuis le 25 septembre 2025 alors ?
Pourquoi la mission diplomatique qu’il représente n’avait pas dénoncé avec fermeté les actes de barbarie et de bestialité commis lors de la féroce répression sanglante perpétrés par l’ancien régime dirigé par un citoyen français contre la jeunesse Malagasy ?
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Bjr Votre étonnement (feint ?) nous signale que vous avez sauté moultes épisodes de ces dernières décennies, notamment les commentaires sur ce site même, ou à chaque prise de parole de l’ambassadeur ou d’un proche avec deux mots « gentils » c’était une levée de boucliers et beaucoup de propos disant que ces personnes n’avaient pas à s’immiscer dans les décisions malgacho-malgaches ! Donc depuis très longtemps paroles avec des pincettes. Souvenez vous de la demande d’extradition du gouvernement (et des commentateurs ici même) pour l’ambassadeur Goldblatt qui avait eu l’affront de commenté et qui pour éviter la paranoïa d’une minorité de malgache le gouvernement français avait rappelé celui ci.
Vorona,
Vous savez fort bien que le mouvement populaire de l’année dernière avait été initié par la jeunesse Malagasy et suivi par la population...
Et c’est le focus abordé dans l’éditorial...
Ni Goldblatt ni Châtaigner n’était concerné par le sujet du jour...encore moins Gildas le Lidec...
Alors, ne perdez pas votre temps dans une manœuvre dilatoire...pour détourner le sujet ailleurs...
Vohitra,
C’est simple, parce que pendant ces rotaka, il n’y avait pas de bestialité comme vous l’interpretiez, mais, ce qui existaient, ce sont les émeutes, lesquelles ont entrainé des ravages et des morts, et puis, la mutunerie militaire contre le regime.
Les forces de l’ordre n’ont pas tiré sur les manifestants, mais, contre les émeuteurs armés pour les disperser, et ce sont les militaires de Capsat qui ont attaqué le camp de la gendarmerie.
Ca se voit que cet diplomate connait bien la realité à Madagascar, la jeunesse, au lieu d’etre ecoutée, elle a abusivement été utilisée et manipulée, et après trahie.
Leur revendications restent loin d’être satisfaites et leur libertés sont plus en plus bafouées, etc
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https://www.lequotidien.re/article/politique/2025/09/27/manifestations-a-madagascar-lambassade-de-france-appelle-a-rejeter-la-violence
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Bonjour,
« ... appelle à faire preuve de modération... »
C’est le fond du communiqué émanant de l’ambassade à l’époque...
Est-ce que la position signifie alors « tuez la moins possible »...ou « cessez la manifestation à cause des pertes en vie » ?
C’est de l’hypocrisie permise par le langage diplomatique...
Cordialement votre...