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Energie

Carburants : malgré les mesures de l’État, le sans-plomb grimpe à 5 300 ariary

lundi 7 septembre | Mandimbisoa R. |  282 visites  | 3 commentaires 

Le répit aura duré quatre mois pour les automobilistes malgaches. Depuis le samedi 5 septembre 2026, le litre de supercarburant SP95 est vendu à 5 300 ariary, contre 5 100 ariary auparavant. Une augmentation de 200 ariary qui intervient alors que les autorités ont multiplié ces derniers mois les dispositions destinées à limiter les conséquences de la crise énergétique. Malgré ces différentes mesures prises pour limiter la casse, le prix du carburant n’a finalement pas pu être maintenu au beau fixe.

Le précédent changement des prix à la pompe remontait au 3 mai 2026. À cette date, les trois principaux produits pétroliers avaient subi simultanément une hausse de 200 ariary. Le supercarburant était passé de 4 900 à 5 100 ariary le litre, le gasoil de 4 660 à 4 860 ariary et le pétrole lampant de 3 510 à 3 710 ariary. Ces tarifs étaient ensuite restés inchangés jusqu’au début du mois de septembre.

Cette fois, seul le supercarburant est concerné. Le gasoil reste fixé à 4 860 ariary, tandis que le pétrole lampant demeure à 3 710 ariary le litre. L’OMH confirme d’ailleurs que le dernier changement enregistré dans ses statistiques datait du 3 mai.

Cette nouvelle augmentation survient après le rétablissement, en juillet, du mécanisme d’ajustement automatique des prix, suspendu en avril face à la forte progression des cours internationaux. Ce système permet notamment de faire évoluer les tarifs en fonction du marché mondial, du taux de change ainsi que des coûts d’importation et de distribution.

Les autorités avaient pourtant cherché à contenir l’impact de la crise sur les consommateurs, notamment à travers l’état d’urgence énergétique et le plafonnement des prix à la pompe. En avril, le ministère de l’Énergie indiquait même que le coût d’achat du carburant importé dépassait légèrement les 6 000 ariary le litre, alors que cette augmentation n’était pas intégralement répercutée sur les consommateurs.

Le passage du sans-plomb à 5 300 ariary montre ainsi les limites de cette stratégie face aux contraintes du marché. Pour un plein de 50 litres, la hausse représente désormais 10 000 ariary supplémentaires.

Les conséquences pourraient dépasser les seules dépenses des automobilistes. Transporteurs, taxis et opérateurs économiques risquent également de voir leurs charges progresser. À terme, toute hausse durable des coûts de déplacement des personnes et des marchandises peut exercer une pression supplémentaire sur les prix, notamment dans les régions éloignées des principaux centres d’approvisionnement.

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3 commentaires

Vos commentaires

  • 7 septembre à 11:03 | rakotobe (#7825)

    Suspendu temporairement pour cause d’ "urgence énergétique " , le système d’indexation automatique des prix à la pompe n’aurait duré que qqes mois.
    Les nigauds genre Tonga soa diront : " mais c’est déjà ça de prix " !
    Mais , " il ne faut pas se battre contre le marché ! "
    Une adage qui a la dent dure.
    La " vérité des prix " est importante pour ne pas être prise au sérieux.
    Le grand manitou , le FMI , a toujours enjoint Madagascar à respecter le mécanisme d’ajustement automatique des prix.
    Et dans le cadre de la Facilité élargie du crédit ( FEC) , la junte militaire n’a pas d’autre choix que de se conformer à ses engagements.
    Il faut se le dire ...

    Répondre

    • 7 septembre à 11:54 | tonga soa (#11899) répond à rakotobe

      Effectivement quelques "nigauds" ici présents pensent que le FMI ou que la FEC (facilité élargie de crédit) devraient autoriser à vendre les produits pétroliers avec des subventions à l’appui.
      En d’autres termes utiliser les largesses de crédit pour redistribuer cet argent sous forme de subventions. Eh bien non. On ne dilapide pas l’argent des autres (des crédits) pour faire "plaisir" à une population si misérable soit elle.
      Que l’on aide ce peuple par tout les moyens à se construire OUI. Dilapider l’argent que l’on a prêté et que l’on ne pourra sans doute jamais rembourser NON.
      Surtout que ceux qui acceptent de subventionner les produits pétroliers sont ceux qui demain demanderont à la population malgache de voter pour eux. Il y a dans leur choix une arrière pensée évidente. Le FMI a dit non et doit rester ferme sur sa décision car il est dans l’intérêt d’aucune des parties de continuer à subventionner.
      Par contre il y a des "ahuris" qui pensent aider la population malgache en maintenant ces faux avantages sans se préoccuper du jour d’après. C’est pourquoi à longueur d’année ils affichent leur "savoir faire" en matière de démolition d’un pays.

  • 7 septembre à 11:59 | tonga soa (#11899)

    Tiens vohitra ne s’est pas précipité comme chaque jour pour se "montrer" et étaler "son soi-disant savoir".
    Peut être ne s’est il pas remis de la "baffe" prise hier.

    Répondre

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