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mercredi 17 juin 2026
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Concertation nationale : l’attente se prolonge autour du dispositif de pilotage

mercredi 17 juin | Mandimbisoa R. |  371 visites  | 5 commentaires 

Le processus devant conduire à la Concertation nationale continue d’avancer au ralenti. Plus d’une semaine après l’annonce de sa création imminente, la structure technique censée assurer la coordination des travaux n’a toujours pas été officiellement installée par la Primature.

Cette situation entretient les interrogations alors que cette instance est appelée à jouer un rôle déterminant dans la préparation de ce rendez-vous politique majeur. Sa mission consiste notamment à définir l’architecture organisationnelle des consultations, à arrêter le calendrier des différentes étapes et à assurer la liaison entre les nombreux acteurs impliqués dans le processus.

L’absence de ce mécanisme de coordination intervient dans un contexte marqué par plusieurs reports successifs. Initialement envisagée il y a plusieurs semaines, la Concertation nationale peine encore à entrer dans sa phase opérationnelle. Cette lenteur nourrit des questionnements au sein de l’opinion publique, certains observateurs s’interrogeant sur la capacité des différents protagonistes à respecter les engagements annoncés.

Pour autant, plusieurs acteurs estiment que ce délai supplémentaire ne constitue pas nécessairement un signe de blocage. Selon eux, les ajustements opérés au début du mois de juin ont profondément modifié l’approche adoptée jusqu’ici. À la faveur des échanges intervenus entre les autorités de la Refondation et les responsables du Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), l’accent aurait été mis sur la recherche d’un cadre davantage fondé sur l’écoute mutuelle et le consensus.

Cette évolution semble avoir contribué à apaiser certaines réticences exprimées ces derniers mois par des responsables politiques et des organisations de la société civile. Plusieurs personnalités avaient auparavant dénoncé un processus qu’elles jugeaient insuffisamment participatif. La volonté affichée d’élargir les consultations apparaît désormais comme une réponse à ces critiques.

Sur le terrain, les premiers signes de cette nouvelle dynamique commencent à se manifester. Des rencontres régionales impliquant les organisations de la société civile doivent notamment être organisées dans plusieurs régions du pays. Ces initiatives sont perçues comme une étape préparatoire destinée à recueillir les préoccupations et les propositions des acteurs locaux avant l’ouverture des discussions à l’échelle nationale.

Pour les partisans de cette démarche, le défi consiste désormais à transformer les intentions affichées en mécanismes concrets. La mise en place du comité technique demeure à cet égard un passage obligé pour permettre le lancement effectif des consultations.

Si le calendrier initial a été largement dépassé, les promoteurs de cette approche considèrent qu’un processus prenant davantage de temps mais bénéficiant d’une adhésion plus large offrirait de meilleures garanties de réussite qu’une organisation précipitée. Reste à savoir quand les autorités franchiront cette nouvelle étape attendue par l’ensemble des parties prenantes.

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5 commentaires

Vos commentaires

  • 17 juin à 11:43 | Vohitra (#7654)

    Parlons de cette fameuse structure technique d’abord...

    On dirait que quelques parts, la démultiplication de structure est la solution trouvée face à l’incapacité de faire bouger les lignes...

    Il fut un temps où on avait annoncé avec fierté que le président chef d’État est le président du comité de pilotage du processus ! Le président est là, mais ce comité, personne n’en parle, ni de sa composition ni de son statut ni de l’étendue de sa responsabilité !

    Ensuite, le chef d’État est désigné comme étant le président de la Refondation, ce qui veut dire que sa mission principale dans cette transition intérimaire est la conduite de la Refondation, mais lui, qu’est-ce ce qu’il fait là ? Voyages à l’extérieur, inaugurations, propagandes déguisées sans fin...

    Par ailleurs, on a l’habitude de l’existence de "doublons" dans la façon de faire...le ministère de la Refondation est inutile et non nécessaire du moment que la Refondation est qualifiée en tant que programme et objectif principal de l’Etat ! Tous les ministères et les organismes publics devraient y contribuer en priorité !

    Ainsi, il faudra supprimer ce ministère, et le Comité Technique prévu sera à transformer en "Office National pour la Refondation de la République". Et les membres de l’Office National sont constitués par des personnalités pour la plupart Issues du FFKM et de la Societé civile, et il faudra impérativement exclure de cet Office National tous les politiciens et ceux et celles ayant des affiliations politiques.

    Et enfin, le chef d’État devra faire une déclaration solennelle de pleine souveraineté attribuée à l’Office National ainsi qu’aux résolutions Issues de la conférence nationale.

    Et on ne cesse de le réitérer toujours, il nous faudra nous mettre à l’évidence que la mise en œuvre de la conférence nationale ne pourra résoudre d’un trait tous les problèmes de ce pays, ce qu’elle pourra offrir, c’est d’empêcher la réapparition fréquente de crises politiques qui éloignent la Nation de la voie de la prospérité et de la stabilité. On a déjà abordé avant hier les cinq axes stratégiques prioritaires pour s’y faire.

    l’Office National aura ainsi comme attributions essentielles :

    * La définition de la méthodologie et des approches dans la mise en œuvre.

    * La délégation des activités dans les différentes localités et circonscriptions de mise en œuvre.

    * Le suivi-evaluation en temps réel de l’approche et de la mise en œuvre.

    * Le reporting et communication institutionnelle dans ce sens.

    * La rédaction par itération des résultats intermédiaires obtenus.

    * La rédaction finale des résolutions Issues de la conférence nationale.

    Et l’Office National ne pourra pas ni faire l’objet de dissolution en cours des travaux ni recevoir des directives de la part des instances issues de la transition intérimaire qui dirige le pays actuellement...

    Répondre

    • 17 juin à 12:38 | bekily (#9403) répond à Vohitra

      CONCERTER
      sur quoi ?
      Comment ?
      Avec qui ?
      ou ?
      A quel niveau ?
      Avec quels moyens ?
      Noyer le poisson dans des kabary interminables ?
      Au fond des cases antandroy ?
      Ou au fond des trano bongo d’Andavamamba ?

      ***** MANIPULATION POPULISTE PURE !
      Manipulant la population sous une pseudo forme de démocratie directe ( dans un pays aussi grand que la France et la Belgique reunies, sans communication , avec au moins 70% d’illetres)

      En fait
      Le forongony manipule complètement le sens démocratie (expression SINCÈRE directe ou indirecte du,peuple )...en se moquant complètement des gens " simples" (80% de la population.).
      Madagascar n’est ni la Suisse ni Eswatini....

      Juste une manœuvre dilatoire pour mettre en place tout l’arsenal traficote pour CAPTER ET GARDER LE POUVOIR....
      ...... "MANDRAK’IZAY" CLAME SITENY !
      ...... Le Michael n’étant que sa marionnette à exhibér avec bobonne....
      Après Michael ...
      pourquoi pas KOUFALY DAYA ?

      DE SURCROÎT
      en vue d’une NOUVELLE CONSTITUTION à soumettre au REFERENDUM POPULAIRE :
      1- si le PARLEMENT est INCAPABLE d’exercer sa fonction représentative du peuple :
      Il faut le DISSOUDRE
      2- si le GOUVERNEMENT est INCAPABLE D’ETABLUR UNE FEUILLE DE ROUTE à remettre à UNE CONSTITUANTE :
      QU’IL DEMISSIONNE

  • 17 juin à 13:18 | luczanatan (#321)

    On comprend bien qu’on ne met pas en place comme ça un comité de pilotage ( et par pitié n’employons pas 4 mots différents pour signifier la même chose).
    Donc va pour : "comité de pilotage"
    Il aura la lourde charge d’organiser cette consultation. C’est une responsabilité historique.
    Organisation au niveau décentralisé dont doivent remonter toutes les propositions consensuelles à ce niveau quelles concernent bien entendu la région concernée mais aussi une vision nationale éventuelle.
    Ensuite les délégués de région désignés par ceux qui auront contribué à la réflexion locale devraient venir défendre le point de vue exprimé dans l’instance finale de concertation à organiser aussi..
    Pas évident mais de ce processus doivent se dégager des" projets prioritaires" pour le pays dotés d’une organisation, de patrons,de moyens, et qui rendront compte selon des modalités à définir...
    Etc.

    Répondre

  • 17 juin à 13:50 | bekily (#9403)

    L’usine à gaz convient bien au pays du kabary....

    Pour changer une constitution
    Il faut une
    CONSTITUANTE.
    Point barre.

    Le reste est divagation de l’esprit ou manipulation politique.

    Répondre

  • 17 juin à 14:03 | bekily (#9403)

    L’usine à gaz convient bien au pays du kabary....

    Pour changer une constitution
    Il faut une
    CONSTITUANTE.
    Point barre.

    Le reste est divagation de l’esprit ou manipulation politique.

    Répondre

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