Ce lundi 8 février, la cour du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHUJRA) Ampefiloha a été le théâtre d’une scène peu commune. Alors que les médecins en grève observaient leur réunion, deux individus ont pénétré dans la cour du CHUJRA Ampefiloha pour étaler une banderole accusant les grévistes d’être à l’origine de la mort de leur proche. Informé de cet acte de provocation, un médecin gréviste s’est approché des deux énergumènes pour de plus amples informations et des preuves de leurs accusations. Aussitôt les deux individus ont paniqué et n’ont pas demandé leur reste ; ils ont pris la fuite tout en rangeant la banderole.
C’est ce que l’on a compris du reportage de la RDB de ce lundi soir 8 février quand le reporter a interrogé un médecin gréviste. Ce dernier déclare qu’un tel acte ne présage rien de bon et que dorénavant les médecins et autres personnels de Santé en grève au CHUJRA Ampefiloha observeront une vigilance plus rigoureuse par rapport aux entrées dans l’enceinte de l’établissement.
Pendant ce temps, sur une chaîne de télévision privée, on diffuse une rencontre de ce samedi 6 février des paramédicaux avec le Premier ministre Camille Vital. Dans cet autre reportage il est clairement véhiculé que les problèmes des indemnités, de grille indiciaire et autres sont déjà entre les mains du gouvernement et que le dossier sera examiné en conseil. Le représentant des paramédicaux a toutefois indiqué dans ce reportage que la grève se fera plus dure, autrement dit s’étalera sur plusieurs jours de la semaine, jusqu’à satisfaction des revendications.
Or sur une autre station radio, un leader des paramédicaux en grève confirme les propos des personnels de Santé en général, médecins et paramédicaux confondus selon lesquelles il ne s’agit pas de revendications ponctuelles et spécifiques mais de considérations générales. Tous observeront la grève du moment que le statut particulier des personnels de Santé ne sera pas accordé. Le reste découlera de source, a-t-il signifié. En tout cas, des délégués des paramédicaux en grève dans les régions (Vakinankaratra, Alaotra-Mangoro…) ont exprimé lors de leur passage au CHUJRA Ampefiloha ce lundi 8 février, leur solidarité et leur entière adhésion à cette revendication de leur statut en premier lieu.
La grève des médecins se fait de plus en plus pressante car d’après un médecin, ils pourraient déclencher une grève générale et totale du moment qu’un des leurs est menacé ou subit des pressions de quelque nature que ce soit dans ce mouvement. Les médecins craignent qu’ils ne soient l’objet d’une quelconque intimidation, physique ou morale. Il apparait donc que le bras de fer se durcit entre les autorités de fait et les personnels de Santé. Jusqu’à maintenant, ces médecins soulignent qu’ils ont toujours soigné les malades en urgence et qu’ils ne sont pas en train de prendre le public en otage. Le vice Premier ministre en charge de la Santé pour sa part s’en tient au projet qui a déjà été présenté auparavant et qui a reçu l’aval des autres ministères. Ce projet sera examiné en conseil déclare lui aussi le Premier ministre.




