Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) prévoit d’installer prochainement des points de collecte d’or à Ambilobe, Maevatanana, Mananjary et Miandrivazo, quatre zones à fort potentiel aurifère. L’opération doit permettre à la Banque centrale de renforcer les réserves en or du pays tout en favorisant la formalisation et une meilleure traçabilité de la filière.
Ces nouvelles structures doivent surtout rapprocher les circuits officiels des artisans orpailleurs. En facilitant l’accès à des points de collecte formels dans les zones de production, BFM entend mieux encadrer la commercialisation de l’or et limiter le recours aux circuits informels. Le dispositif permettra également de renforcer le contrôle de la qualité et de la pureté du métal collecté, conformément aux normes en vigueur.
Cette initiative s’inscrit dans une politique engagée depuis 2023 par la Banque centrale pour intégrer davantage l’or monétaire aux réserves de change de Madagascar. L’enjeu consiste désormais à agir dès le début de la chaîne : de l’or extrait par les artisans jusqu’à sa collecte et son intégration dans les circuits officiels. Une meilleure identification de la provenance du métal doit notamment permettre de rendre les transactions plus transparentes.
Le projet comporte également une dimension sociale et financière. BFM souhaite accompagner la formalisation des artisans orpailleurs, développer leur accès aux services bancaires et faciliter le financement de technologies d’extraction plus propres. Des mécanismes de garantie et des produits financiers adaptés aux réalités de l’exploitation artisanale sont également envisagés.
Cette démarche rejoint les engagements pris dans le cadre de planetGOLD Madagascar. En avril, BFM a signé un partenariat avec le ministère des Mines et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), avec notamment pour objectif d’éliminer progressivement l’utilisation du mercure dans l’exploitation artisanale de l’or. Cette substance présente des risques importants pour la santé des communautés et l’environnement.
Un autre accord, conclu avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable, porte sur le renforcement de la Responsabilité sociétale des entreprises et la promotion de pratiques environnementales et sociales plus durables.
L’enjeu économique est important : l’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or représente, selon les données communiquées, environ 600 000 emplois directs à Madagascar. Avec les quatre futurs points de collecte, BFM veut ainsi mieux capter la production nationale, sécuriser son parcours et transformer davantage l’or minier en or monétaire au bénéfice des réserves du pays.
-----





Vos commentaires
"Une politique engagée depuis 2023"...
Et sachant pertinemment qu’entre 2022 et 2024 seulement, le régime déchu et la bande organisée dirigée par Rainilaingarivony avaient pu faire main basse sur au moins 6.500 kilogrammes ou six tonnes et demie de métal jaune, avec le concours et la bienveillance de la Banque Centrale du pays !
A titre d’illustration, les 49 kilogrammes ramenés au pays par le président comorien l’année dernière, peu de temps avant la fuite du français voyou à Dubai sont-ils oui ou non auprès de la Banque Centrale actuellement ?
Les réserves d’or de la Nation envoyées à l’extérieur, soit disant en vue de raffinage, sont-elles déjà ramenées au pays actuellement ?
Bref, le principal questionnement est : les réserves nationales d’or se trouvent-elles entièrement à la Banque Centrale et physiquement sur le territoire de la République ?
Sachant pertinemment que l’actuel gouverneur de la Banque Centrale est encore celui qui a été nommé par le français voyou fugitif...
Répondre
La BFM est elle vrsiment prete à faire face aux différents problèmatiques existants selon les regions ?
Maevatanana n’est pas Ambilobe ou Mananjary,
ces derniers sont situés ds des zones rurales trés réculées difficilement accessibles etdonc soumises
au diktat de l’insécurité lié au banditisme.
Les réseaux criminels y payent cash immédiat sans exigence de paperasserie et de compliance ( conformité)
Globlament, il ne faut pas oublier que le taux de contrebande est trés élevé dans ce secteur, plusieurs tonnes d’or sortent illêgalement du pays chaque année, la mafia de Cedric Rajoelina est experte en la matière.
Bref, du boulot il y en a !
Bon courage à la BFM :)
Répondre