Un pan du bâtiment emblématique du ministère de l’Intérieur et de décentralisation, communément appelé « patte d’éléphant », a été ravagé par les flammes samedi après-midi.
Plusieurs bureaux entre le septième étage et le huitième étage sont détruits, notamment les bureaux de la Direction générale de l’Intérieur et à la Police nationale chargée de l’armement et de la sécurité où sont abrités d’importants dossiers.
D’après les explications du ministre de l’intérieur, Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, le feu s’est propagé rapidement sous l’effet du vent. Les difficultés d’intervention étaient liées au fait que l’incendie s’est déclaré à un étage supérieur. L’incendie a été toutefois maîtrisé au bout de deux heures. Une enquête est ouverte pour déterminer l’origine du feu.
Très vite, un mot s’est imposé dans les discussions feutrées comme dans les débats publics après cette incendie : dossiers. Pour plusieurs observateurs, l’incendie ne serait pas un simple accident, mais un acte délibéré visant à faire disparaître des documents sensibles, dans un ministère dont le rôle est central dans l’architecture administrative et sécuritaire du pays.
Mais au-delà de l’hypothèse criminelle, une autre lecture émerge : celle d’un possible acte de déstabilisation politique. Car l’incendie intervient dans un contexte déjà chargé, marqué par une succession d’événements qui ont secoué le microcosme politique malgache ces dernières semaines.
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