Le scandale de fuite de sujets au concours d’entrée de l’École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) prend désormais une dimension bien plus large qu’une simple affaire de fraude aux examens. Au fil des semaines, l’affaire s’est transformée en véritable crise institutionnelle, alimentée à la fois par les révélations du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), les tensions internes au sein de l’établissement et les attaques menées sur les réseaux sociaux contre la direction de l’école.
L’enquête du Bianco a déjà permis de mettre au jour un réseau organisé de fuite et de vente des sujets d’examen lors du concours de la 21e promotion de la filière judiciaire, organisé en décembre 2025. Selon les investigations, les sujets étaient transmis depuis l’intérieur même de l’ENMG avant les épreuves puis diffusés via WhatsApp contre un million d’ariary par matière et par candidat. Six personnes impliquées dans l’affaire ont été déférées devant le Pôle anti-corruption dont trois placées en détention provisoire.
Mais au-delà des poursuites judiciaires, l’affaire révèle des fractures profondes au sein de l’institution chargée de former les futurs magistrats et greffiers du pays. Depuis plusieurs semaines, des groupes proches du pouvoir, notamment la mouvance baptisée « Sampana Tsikilo », multiplient les publications et accusations sur les réseaux sociaux visant directement le directeur général de l’ENMG. Dans certains cercles politiques et judiciaires, cette offensive médiatique est interprétée comme le signe d’une lutte d’influence autour du contrôle de l’appareil judiciaire dans le contexte de la « Refondation » portée par le régime actuel.
Les résultats des épreuves écrites du dernier concours de l’ENMG ont été publiés depuis plusieurs mois mais les épreuves orales restent suspendues sans calendrier officiel. Cette situation nourrit colère et inquiétude parmi les 196 candidats retenus après les écrits. Plusieurs dénoncent une paralysie administrative et craignent désormais l’annulation pure et simple du concours.
Ce n’est pas la première fois que l’ENMG se retrouve au cœur d’une bataille mêlant corruption présumée, rivalités internes, pression politique et guerre d’influence. Cette nouvelle affaire confirme une fois de plus les tensions persistantes dans cet établissement sous tutelle de la ministère de la justice.
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Vos commentaires
Le bianco j’y ai écrit comme au bidule gtt ou bref deja ce bidule n a pas rempli sa fonction et si j etais le colonel : à dissoudre
Ça c est à ca lorsque que le pouvoir militaire doit reprendre les choses en mains comme en France en 58
et 2028 hihihi ? Je suis legaliste mais comme avait dit l ancien président du conseil constitutionnel fr Roland Dumas après les élections de 95 ( je suis à Madagascar un mois en avril mai avant de revenir mi juillet quand j apprends juppé à devalue) bref dumas a dit que normalement tous les comptes de campagnes auraient du rendre inéligibles tous les candidats dont chirac..
Bref bianco branles manettes...au mieux ...n a pas rempli son role et le remplira donc jamais.
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L’amputation n’est plus une mesure suffisante...la désinfection totale est indispensable !
En tout cas, le foyer de contamination est maintenant à découvert...
La source de la corruption devenue généralisée à travers le pays et au sein de l’administration publique n’est plus un mystère à identifier.
La justice est tellement malade, les conseils venant des guérisseurs et marabouts ne sont plus nécessaires eu égard à l’état déplorable du patient mourrant...
L’essentiel pour le moment est d’établir une barrière sanitaire...il est impératif d’isoler le mourrant...
Et d’identifier les cas contacts...et pratiquer des amputations à grande échelle...
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Bjr Le plus dramatique qui puisse arriver à un pays n’est pas la corruption économique dont on peut se relever, mais le népotisme issu des malversations aux examens comme l’exemple pour la magistrature, et se retrouver pendant plusieurs décennies avec des tribunaux dirigés par une majorité de personnes qui n’ont pas les capacités et le savoir pour rendre la justice !
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D’où cumul de problèmes, de frustrations
..et absence de confiance envers la justice du pays...
MADAGOUGOUGOU au plein sens du terme...et en tout cas pas seulement concernant la justice.....
Et d’un mollasson "parachuté " comme Michael ,
doublé d’un juriste facon tandroy comme SITENY mpifikitra seza professionnel,
.......il faut s’attendre à....rien
Reste à savoir quand éclatera la prochaine bombe sociale.....
Pauvres de nous.....