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mercredi 4 novembre 2026
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Perspectives économiques : une croissance de 3,5 % en 2026

mercredi 4 novembre | Mandimbisoa R. |  321 visites  | 1 commentaire 

L’économie malgache montre des signes de redressement, mais la reprise demeure fragile. Dans son rapport sur la politique monétaire du 3 novembre 2026, la Banque centrale de Madagascar (BFM) prévoit une croissance de 3,5 % pour l’ensemble de l’année. Les perspectives restent encourageantes dans plusieurs secteurs, notamment le tourisme, les exportations et les services. Toutefois, la persistance de l’inflation, le creusement du déficit commercial et les incertitudes entourant l’évolution de l’ariary pourraient freiner cette dynamique.

Cette prévision de croissance est inférieure aux 4,1 % retenus par le ministère de l’Économie et des Finances dans le cadrage du projet de loi de finances 2027. La BFM ne communique cependant pas de prévision chiffrée de croissance économique pour 2027 dans son dernier rapport.

Une amélioration de l’activité économique

Après un premier semestre marqué par des difficultés dans plusieurs branches d’activité, l’économie nationale a retrouvé un certain dynamisme au troisième trimestre 2026.

L’Indicateur infra-annuel des activités économiques (IIAE) a enregistré une progression de 6,1 % sur un an, contre seulement 0,5 % au deuxième trimestre. Les enquêtes réalisées auprès des entreprises font également apparaître une amélioration de leurs activités et des anticipations plus favorables pour la fin de l’année.

Le secteur tertiaire devrait notamment contribuer à cette évolution. Cependant, les difficultés d’approvisionnement énergétique, les coûts de production et les conséquences des perturbations climatiques continuent de peser sur certaines activités.

L’inflation devrait rester élevée jusqu’à la fin de 2026

La hausse des prix demeure l’une des principales préoccupations économiques. Selon les projections de la Banque centrale, l’inflation devrait atteindre 9,3 % en décembre 2026, contre 8,6 % en septembre.

Les prix du riz pourraient progresser de 2,9 % sur un an et ceux de l’énergie de 6,4 %. L’inflation sous-jacente, qui exclut ces deux catégories, atteindrait 11,2 %.

La BFM prévoit néanmoins un ralentissement de l’inflation à partir du deuxième trimestre 2027, avant un retour progressif vers son objectif de 5 % à moyen terme.

Cette évolution ne signifie pas une baisse immédiate des prix, mais plutôt une diminution attendue du rythme de leur augmentation. Le pouvoir d’achat des ménages pourrait donc rester sous pression durant les prochains mois.

Plusieurs activités présentent des perspectives favorables. Les exportations de produits de rente, notamment la vanille, le girofle et le poivre, pourraient bénéficier d’une amélioration de la demande et des conditions du marché.

Le secteur minier constitue également une source potentielle de recettes, particulièrement à travers les exportations de cobalt et de titane.

Le tourisme poursuit, pour sa part, son redressement. Madagascar a accueilli 209 398 visiteurs, hors croisiéristes, entre janvier et août 2026, soit une augmentation de 13,7 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Les télécommunications, les activités informatiques et les autres services privés pourraient également contribuer à renforcer les recettes extérieures du pays.

Le déficit commercial et l’ariary restent sous surveillance

Malgré ces perspectives, la situation des échanges extérieurs demeure préoccupante. Durant les neuf premiers mois de 2026, les importations ont augmenté de 13 %, tandis que les exportations n’ont progressé que de 3 %.

Le déficit commercial a ainsi atteint 1,92 milliard de dollars, contre 1,51 milliard à la même période de 2025. Cette évolution reflète notamment l’importance des besoins d’importation, particulièrement dans le domaine énergétique.

La Banque centrale anticipe également des pressions sur l’ariary face au dollar américain, en raison des besoins en devises destinés au financement des importations. Les recettes d’exportation, les revenus touristiques et les financements extérieurs pourraient toutefois contribuer à limiter ces tensions.

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1 commentaire

Vos commentaires

  • 4 novembre à 12:43 | Albatros (#234)

    Juste une petite question à Mandimbisoa, en ce qui concerne le tourisme :
    Avez-vous des informations sur les origines de ce tourisme.
    – Des américains ?, des russes ?, des chinois ?, des turc ?, des habitants du Golfe (arabique) ?.
    J’ai des doutes sur la "contribution" de ce type de "revenus touristiques" pouvantnt compenser les "recettes d’exportation.

    @+

    Répondre

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