Lorsque l’on se réfère à l’éducation comme mode de transmission de valeurs et de principes de vie, une question se pose avec acuité dans un contexte marqué par le récent meurtre de Stéphanie et Haingotiana, jeunes filles assassinées dans des circonstances tragiques par une bande de jeunes voyous sous l’emprise de stupéfiants : « Qui éduque nos enfants ? ».
À cette question, la réponse naturelle serait : les parents. Toutefois, ceux-ci sont loin d’être les seuls impliqués dans l’éducation qui forge peu à peu un être humain. Pour preuve, des enfants d’une même fratrie peuvent prendre des chemins tout à fait différents, que ce soit en termes de centres d’intérêt ou de comportement. Enseignants, camarades, amis, famille élargie, communauté, fréquentations dans les milieux sportifs, culturels et cultuels élargissent l’éventail des modèles qui forgent la mentalité de chaque enfant et adolescent. Dans cet enchevêtrement d’influences, quelle est la part imputable aux parents ?
Comment ces garçons en sont-ils venus à essayer la drogue, jusqu’à développer une dépendance ? Comment en sont-ils arrivés à ne plus faire la distinction entre le bien et le mal, jusqu’à devenir des meurtriers de sang-froid ? Ce drame invite par ailleurs à s’interroger sur l’éducation des jeunes à percevoir les dangers et à faire des choix qui les en protègent, sans que cette interrogation ne puisse en aucune manière déplacer la responsabilité des auteurs vers les victimes.
L’esprit de rébellion et l’ouverture à l’innovation et à l’expérimentation qui sont inhérentes à la jeunesse accroissent la complexité du sujet. Au fil des décennies, chaque génération d’adolescents a été soupçonnée de dégénérescence et chaque génération de parents a regardé avec suspicion les engouements de ses enfants : musique jazz, rock ou rap, bande dessinée, télévision, jeux vidéos (énumération non exhaustive) ont tour à tour été accusés de dévoyer la jeunesse. Il faut donc savoir prendre un peu de recul et ne pas céder à la panique.
Toutefois, il est indéniable que l’explosion des réseaux sociaux entraîne à la fois une mondialisation et une démultiplication des modèles et normes, pas toujours de façon heureuse. Des tiktokers deviennent des prescripteurs d’opinion, les groupes de K-Pop coréen deviennent des idoles, les grands sportifs ou artistes inspirent des carrières. Mais dans le même temps, les gangs des rues américaines ou des banlieues françaises s’offrent également en modèle à suivre. Autant de références plus ou moins souhaitables auxquelles certains jeunes malgaches peuvent vouloir s’identifier et ressembler. Rien que dans la musique à Madagascar, on ne peut que tomber des nues en entendant certaines paroles de chansons, en visionnant certains clips et en voyant le comportement de certains artistes sur scène. Devant le phénomène, l’opinion publique ne peut que déplorer les dérapages verbaux et comportementaux : « tsy mifanaraka amin’ny soa toavina malagasy ! ». Encore faudrait-il que quelqu’un nous définisse ce fameux soa toavina malagasy qu’on nous sert à toutes les sauces, car l’histoire ancienne et contemporaine regorge d’exemples très discutables et de contradictions. Les modèles répréhensibles ne viennent pas toujours de l’étranger.
De plus, il y a un phénomène qui s’est développé à Madagascar et a fini par pourrir les générations actuelles. Il s’agit du werawera, la frime et l’exhibition de réussite matérielle à travers des photos sur Facebook, Instagram ou Tik Tok : liasses de billets, véhicules de luxe, voyages en classe affaires ou first et séjours dans des hôtels cinq étoiles, etc. Dans un environnement marqué par la pauvreté et la faiblesse du niveau éducatif, l’effet pervers de ce werawera est la promotion d’une logique favorisant la recherche de l’argent facile et de la célébrité rapide, quitte à s’accommoder de petits arrangements avec la loi et la morale. La voie, longue et fastidieuse, de la réussite méritocratique par les études et le travail ne fait plus rêver. Pour ceux que les scrupules n’embarrassent guère, l’implication en politique offre un parcours accéléré. Pour les autres, poses provocatrices, comportements outranciers et propos d’une extrême vulgarité font partie intégrante de la stratégie destinée à susciter le buzz et à accumuler likes et followers.
Une jeunesse sous influence(s)
Ce sont donc ces « influenceurs », au sens large du terme, qui contribuent à l’éducation de nos enfants. Quant au sens restreint qui s’applique aux vendeurs de Tap Tap Send, on se demande avec curiosité ce qu’ils influencent vraiment et dans quelle direction, à part celle de Moscou. Andry Rajoelina est le parfait exemple du modèle pernicieux pour la jeunesse : pas beaucoup d’instruction, encore moins de morale, mais un réel talent pour la communication et la propagande qui a attiré vers lui des centaines de milliers de partisans, jeunes et moins jeunes. C’est cet homme incapable d’une addition simple (13 + 6) qui a tenté de faire croire au monde entier qu’il était un épidémiologiste lors de la crise de la Covid-19, sous les vivats de ses laudateurs malgaches et panafricains. Quel modèle éducatif un tel homme a pu donner ? Malheureusement et jusqu’à preuve du contraire, aucune figure politique d’envergure ne semble actuellement émerger pour redonner espoir en l’avenir et convaincre de sa volonté et capacité à redresser Madagascar.
Il ne faut donc pas attendre de la classe politique, si classe il y a, un sincère effort pour améliorer l’éducation des générations actuelles et futures, car le déplorable niveau actuel sert plutôt ses intérêts : une population sans sens critique est prédisposée à la servilité. Plus particulièrement depuis 2009, l’éducation politique et citoyenne se fait à coups de distribution d’argent et de cuvettes pour obtenir les « bravos merci ! » qui servent de baromètre, au détriment des indicateurs démocratiques et des élections propres. Quant à l’Église, il y a bien longtemps qu’elle a cessé d’être efficace dans l’éducation de ses ouailles. Lorsque l’on voit la multiplication des lieux de culte, les embouteillages autour des édifices remplis à ras-bord le dimanche et les paroles pleines de ferveur chrétienne des politiciens qui ne dédaignent pas de s’improviser en prédicateurs, on pourrait avoir du mal à comprendre la déliquescence des mœurs citoyennes et politiques dans ce pays en apparence si pieux.
La population est donc laissée à elle-même, et notre jeunesse surnage dans un environnement éducatif peu favorable à son épanouissement. Faut-il alors en conclure qu’elle serait complètement désenchantée et n’aurait plus ni idéal ni sens des valeurs ? Sans doute pas, car les contre-exemples démontrant qu’il n’y a pas que matérialisme et individualisme chez les jeunes ne manquent pas non plus. Ce qui amène à reconnaître et saluer les efforts des enseignants à tous les niveaux, des animateurs communautaires et des membres de la société civile qui tentent tant bien que mal de sauver les meubles. En tout cas, ceux qui ne sont pas que des beaux restes.
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Vos commentaires
À la denande générale...
Cet article a été élaboré exclusivenent pour "Tonga soa " le vagabond.
Qui va probablement encore changer de pseudo.
Répondre
Avant, dans les années 60, on disait que la misère genere les mauvais garçons.
Ensuite vinrent les badge boys, phénomène de mode venu des USA.
Aujourd’hui, riches ou pauvres, ça foisonne partout. Petits ,moyens, grands et puissants délinquants... Croyants et non croyants. Urbains, ruraux. Sans distinction de genre.
"Andry Rajoelina est le parfait exemple du modèle pernicieux pour la jeunesse : pas beaucoup d’instruction, encore moins de morale, mais un réel talent pour la communication et la propagande qui a attiré vers lui des centaines de milliers de partisans, jeunes et moins jeunes."
Pari gagné,...!
Avant même de lire cet édito, je m’y attendais que Ndimby & cie vont évoquer le nom de Rajoelina, c’est plus fort qu’eux,...pourtant, cet homme n’est plus au pouvoir,...
Alors que Rajoelina n’est que le fruit d’un système, sans lequel il n’existe dans le monde politique,...Qui ont fabriqué ce système ?
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Ny fanabeazana dia rantovina amin’ny fandrafetana ny saina amam-pahalalana mba hiofo ho lasa olombelona manana adidy sy andraikitra, na ho an’ny tenany na koa ho an’ny hafa...
Fa ny fitaizana no mandrafitra toe-tsaina sy toe-panahy ho olombanona ho eninkaja sy hikolo fiarahamonina mirindra.
Mifameno tanteraka ny fanabeazana sy ny fitaizana ary rehefa tontosa izany fifamenoana izany, dia io fa misy ny olompirenena vanona miaro ny tombontsoa iombonana sy sarotiny amin’ny fiarovana ny rariny sy ny hitsiny.
Ny olona vory fahalalana sy heniky ny hakingantsaina mety hiofo ho tsy valahara sy ho lasa tsy maty manota...
Fa ny olona nisitraka fitaizana ho olombanona, ary nandray sy nankato kolontsaina miompana amin’ny fivoizana ny fahamarinana sy ny fanomezankasina ny "aina" sy ny "fahavelomana", dia tsy hiofo mandrakizay ho tontakely fahavalon’ny fiarahamonina mihintsy.
Raha eo anoloan’ny safidy tsy azo nioharana, aleo "olombanona marefo ara-pahalalana" toy izay "avarapianarana tsy valahara"...
Fa tao anatin’ny 66 taona nisitrahana ny fahaleovantena ara-politika izay, nahoana no nihanaka sy nihitatra ary sesehena ny tsy valahara tsy vanona nisahana andraikitra teto amin’ny Firenena ?
Fa nahoana no lasa mitsiriritra sy ny fisakaizana amin’ny tsy maty manota no lasa tanjona sy fitondrantena ho an’ny tanora maro monina sy mifamorivory amin’ny tanandehibe ?
Tapaka rohy amin’ny fitaizana nentindrazana, very faka amin’ny tanindrazana, revo amin’ny fakana dika sy tahaka ny fahafinaretana any andafin’ny riaka, vonton’ny toe-tsaina sy toe-panahy tia mitsiriritra, tsy voakolo hanabe voho ny fikatsahana soa iombonana... Izany rehetra izany no tarazo ratsy sy loza ilomanosan’ ny tanora maro ankehitriny...
Fiarahamonina sy rafitra mpamokatra tsy maty manota no misy ankehitriny indrindra eo amin’ny tontolo tanandehibe, izay tontolo mamaritra hatrany ny raharaha politika eto Madagasikara.
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Inona no tolo-kevitra hikatsaka vahaolana manoloana izao fahapotehana sy fahalovana mihanaka ary fahasimbana tsy hita fiafarana izao ?
Tsy misy olombelona nipoitra sy nitrebona avy amin’ny vato aman-kazo isika Malagasy tsy vaky volo miloloha lanitra na iray aza.
Ndeha hitofiho ny tanin’ny Razana nipoirana, hivereno banjinina ny lasa nivoizan’ny loharano nipoirana ny fahamendrehana sy ny fahombiazana tamin’ny ezaka, tamin’ny asa nahavelona, tamin’ny fivoizana ny fomba amam-panao nandrindra fiarahamonina mirindra sy mifanontrona, tamin’ny fifanodiavana hanana fara sy dimby hanohy ny dia rahampitso ho taranaka olombanona mifikitra amin’ny rariny sy ny hitsiny ary mandala ny tsiny sy ny tody.
Ny olombanona natao ho tsiriritina sy ho taratry ny olombelona miaina amim-pahamendrehana dia :
* mametraka ho sarobidy ny aina ary mitsinjo sy natao hiaro ny aina.
* manaja sy manandratra ny fahavelomana sy ny fitsinjovana ny harena iombonana
* manome hasina ny zokiolona sy ny loharano nipoirana.
* mikolo ny fahamarinana sy manome lanja ny rariny sy ny hitsiny ara-piarahamonina.
* mifanjohy sy miloloha ny Hasintany amin’ny loharano nipoirana.
Moa va tsy fomba amam-panao nomen-danja isamparitra sy isam-poko rehetra izany fahiny ? Moa tsy iraisana sy tsy inoana ho an’ny Malagasy rehetra ve ilay Zanahary ao antampon’ny loha ?
Vohitra,
Ny mila karohinareo mpanabe haingana, dia ny fanabeazana sy fitazaina mifanaraka amin’’ny zava-misy, fa tsy miziriziry be fahatany amin’ny fitaizana nentin-drazana.
Ahoana no hamokarana olona mandray andraikitra(responsable), mifototra amin’ny foto-kevitra tsara(bon principe), maranitra ny feon’ny fieritreretana(en bonne conscience) ; sns.
Tsy gaga mihintsy aho raha manohitra sy mitsipaka ny fomba amam-pahendrena nentindrazana ity Isandra satria mpanompo ny tsy maty manota izy.
Fa andeha asiana tsindrimpeo fohy hoe "fa iza marina moa no antsoina hoe tsy maty manota ?"
Ny tsy maty manota dia ireo rehetra :
* namono na nampamono olona tsy voaheloka.
* nangalatra sy nisoloky ary nijirika fananana iombonana
* mpandainga, mpamitaka sy mpamosavy eritreritra anaty fiarahamonina
* mpanota fady sy mpamadika ny Tanindrazana
* mpaka ankeriny ny fivelomana eo amin’ny vahoaka
* mpanosihosy ny fomba manandanja toavina anaty fiarahamonina.
Ny Ntaolo efa niakandrefam-baravarana ho Razana dia namaritra mazava fa ireo rehetra hatrizay ka nandika, tsy nanaja, ary nahatanteraka ireo heloka voatanisa ireo, ary mbola velona sy miriaria no antsoina hoe "tsy maty manota"...
Ireo heloka rehetra ireo dia nataon’i Rainilaingarivony tsy maty manota tompoin’Isandra sy iankohofany ka tsy mahagaga raha manohitra ny fitaizana nentindrazana I Isandra.
Ireo forongony marobe mbola eto Madagasikara ankehitriny dia tsy maty manota ny ankamaroany.
Miarahaba Vohitra,
Mankasitra amin’ny tolotra mivoy lohahevitra mavesa-danja amin’ny tenindrazana avo lenta.
Aigam-panahy azo sitrahana tsara amin’izao vaninandron’ ny fikaonandoham-pirenena.
Comme ceux des fin de race branche celte descendue de teutonie dits les " francs " bref c est ce ptin de romain napoléone buonaparte l idiot utile de la couronne brits qui éduquent nos enfants...
Idiot utile au mieux hein car son 180 degré azimut Moscou alors que la veille tout était prêt à la barje près pour en finir avec l Angleterre avec la plus puissante armée jamais levée et..Déchaînée bref les dits j"acobins " pigent que pourvu que ça doure la comédie française del arte en réalité du
Shakespeare ...
Et une pensée à ces gaillards en gilets jaunes qui ont commencé le taf en donnant des coups de masse à l arc de triomphe son mausolée au petit aristocrate corse
Répondre
La définition de l’Education est " l’accord d’une conduite avec des valeurs , vers des fins jugées souhaitables " .
Qui dit valeurs , dit modèles ...
Sans nommer qui que ce soit , suivez mon regard , ces valeurs ont été galvanisées depuis 2009 par le Werawera dans notre société .
Si auparavant , nos aînés ont été sensibilisés par la sagesse de nos ancêtres (fahendreny Ntaolo) , d’autres indicateurs ont ensuite pris le relais , par nos vaillants Patriotes qui se sont battus pour le Pays .
Malheureusement , tous nos repères se sont effrités au fil des années pour aboutir au désatre annoncé depuis la prise de pouvoir d’un individu , parvenu et sans boussole .
Notre dernière chance est cette concertation Nationale qui a du mal à accoucher , mais avec les nominations des techniciens qui prendront part à cette aventure , dont Serge Zafimahova, Razafinjoelina et consorts , nous espérons que nous pourrons surmonter cette dernière épreuve .
Madagascar ne manque pas de talents , mais de volonté .
Tsy lany olomanga ny Firenena , olona vanona fa tsy vonona ...
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Madagascar manque de patriotes des vrais bref des gars prêts à se battre chacun à sa tâche mais y a pas de secret dans la vie faut de l énergie et pas de joueurs de pétanque ou de karaté...et siteny j espère me décevra pas le judo etant la référence des sports de combat car savoir utiliser la force de adversaire est la clef quand on est le plus léger faible bref l arme fatale restant le coup de boule quand le grand trop sur de lui toise trop près le petit
à la condition de finir le taf sans le moindre etat d âme ma vie n est pas la même si lorsque le 10 12 99 l huile d ambassade me pose le doigt sur le torse en me disant Natacha vient avec nou j ai le bras encore plus long...a long il reculait comme il a plus jamais été aussi vite en arrière jusqu’à s éclater par terre les bras en croix et alors que j ai suivi le mouvement pour le finir comme ses 2 sbire n ont pas bougé j ai pas fini le taf pied droit pied gauche tete foie il partait a l hospital entre 1 et 6 mois et ..les crapules de l administration française probablement bref on saura jamais
mais frapper un homme à terre j avais jamais fais et je ferai jamais...
Par contre j avais déjà envoyé 10 fois par terre un grand d 1 coup de tronche avec ses 2 sbires( 1 fois 4 à montferrand 87) et en général les coups pleuvalent ce qui me permettait de finir celui qui était par terre ou entraîn de récupérer bref jamais vu 2 sbires aussi lâches devaient faire pétanque ou karaté..
Ou touche pipi hihihi
10 12 99 orly ouest je suis dans le car pour montpeyroux ça bouge comme taxi brousse...
Voui Madagascar est plus proche de sa délivrance que nous...
Aidez nous entre nou républiquain
Bon zoma
Tite brochette et
Je vais à la sieste
Poumarat dit ...z..
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10 12 99 orly ouest je suis dans le car pour montpeyroux ça bouge comme taxi brousse...
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Tite brochette et
Je vais à la sieste
Poumarat dit ...z..
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