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mardi 1er septembre 2026
Antananarivo | 10h16
 

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Suspension de trois magistrats : nouveau bras de fer entre le SMM et la ministre de la Justice

mardi 1er septembre | Mandimbisoa R. |  346 visites  | 2 commentaires 

Le climat se tend à nouveau entre le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) et le ministère de la Justice. La suspension de trois magistrats du Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo ravive une confrontation qui dépasse désormais la seule question disciplinaire. Mbintanarivo Andriantsihorisoa, président du SMM, conteste ouvertement la manière dont le département ministériel a traité le dossier. Une nouvelle épreuve de force semble ainsi engagée avec la garde des Sceaux.

Au cœur du désaccord figure la procédure ayant conduit à l’éviction temporaire des trois magistrats. Pour le SMM, les intéressés auraient dû pouvoir connaître précisément les griefs retenus contre eux et présenter leurs explications avant toute décision. Son président dénonce même un « harcèlement envers nos collègues ». Il affirme également que le syndicat avait réclamé un examen préalable de la situation, sans que les magistrats concernés ne soient, selon lui, invités à défendre leur position.

Le SMM soulève aussi une question plus large : celle des consignes adressées aux magistrats lorsqu’ils interviennent sur des dossiers particulièrement sensibles. Mbintanarivo Andriantsihorisoa réclame que les directives susceptibles d’influencer une décision ou l’application d’une disposition légale soient formalisées par écrit. Une exigence qui place directement sur la table la question de l’indépendance des magistrats et de leur protection face aux éventuelles pressions hiérarchiques.

Le syndicat ne compte d’ailleurs pas limiter sa réaction à une simple protestation publique. Après avoir effectué ses propres vérifications, il demande désormais la suspension de la mesure frappant les trois magistrats. Cette offensive syndicale ouvre ainsi un nouveau front face au ministère de la Justice.

De son côté, le département ministériel avait justifié les sanctions par des défaillances qui auraient été constatées dans le traitement de dossiers et dans l’accomplissement des responsabilités professionnelles. Une enquête du Comité de suivi et d’évaluation des pôles anti-corruption avait précédé la décision. Le ministère avait également réaffirmé sa volonté d’appliquer strictement les textes régissant les magistrats, sans traitement différencié.

Deux lectures du dossier s’opposent donc frontalement. Le ministère met en avant la responsabilité professionnelle et le respect des règles. Le SMM dénonce, lui, une procédure contestable et prend ouvertement la défense des magistrats sanctionnés. Derrière le sort des trois juges du PAC se profile désormais une confrontation institutionnelle plus large. Entre Mbintanarivo Andriantsihorisoa et la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, le bras de fer semble bel et bien relancé.

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2 commentaires

Vos commentaires

  • 1er septembre à 09:56 | Gérard (#5118)

    La question de l’intégrité du système judiciaire à Madagascar et de la primauté des intérêts personnels est un sujet de préoccupation majeur, souvent soulevé par la société civile, les observateurs internationaux et les citoyens eux-mêmes.
    Un constat de corruption systémique
    Manque d’indépendance : Le pouvoir judiciaire est souvent perçu comme soumis aux pressions du pouvoir exécutif et des élites économiques.
    Corruption perçue : Les classements internationaux, comme l’Indice de perception de la corruption de Transparency International, placent régulièrement Madagascar parmi les pays où la corruption perçue est élevée, le secteur de la justice étant particulièrement indexé.
    Justice à double vitesse :
    Les observateurs dénoncent régulièrement une impunité pour les personnes influentes et fortunées, tandis que les citoyens ordinaires font face à une détention préventive abusive ou à des décisions arbitraires.
    Les conséquences sur la société
    Perte de confiance :
    Les citoyens se tournent de moins en moins vers les tribunaux officiels pour régler leurs litiges, ce qui alimente parfois une justice populaire (ou vindicte populaire).Insécurité juridique : Les investisseurs, tant nationaux qu’internationaux, hésitent à s’engager à cause du manque de garantie sur le respect des contrats et des droits de propriété.
    Ralentissement économique :
    L’accaparement de terres et les spoliations facilitées par des décisions de justice partiales freinent le développement du pays.Initiatives de réforme
    Des réformes sont régulièrement annoncées par les gouvernements successifs et le Ministère de la Justice pour moderniser le système, numériser les procédures et renforcer les organes de contrôle (comme le Conseil Supérieur de la Magistrature). Cependant, l’application effective de ces mesures reste un défi constant face aux résistances internes.
    C’est l’IA qui le dit

    Répondre

  • 1er septembre à 09:59 | Vohitra (#7654)

    Hono hoy aho :

    "Mba aiza sy ahoana ilay (ireo) mpitsara nanome ilay" certificat de nationalité " ho an’i Rainilaingarivony tamin’ny 2023 ankehitriny e ?"

    Ary mba ahoana ny amin’ireo mpitsara nandefa an’i Maherilanto Manandafy tany amponja tamin’ny tsy rariny ka nitondrany takaitra mafy teo amin’ny fahasalamany e ?

    Ary mba aiza ihany koa ireo mpitsara nanao izay hahafaty an’i Ninie Donia tany amponja ankehitriny e ?

    Répondre

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