L’affaire concernant les comptes bancaires de la société INJET prend une nouvelle tournure. Face aux interrogations suscitées par des informations faisant état de comptes vidés après leur saisie, le ministère de la Justice est sorti de son silence ce mercredi 9 septembre. Dans un communiqué officiel, il affirme qu’aucun argent n’a disparu et explique que les fonds concernés ont été transférés sur un compte de consignation de l’État en exécution d’une décision judiciaire.
INJET, entreprise fondée par Andry et Mialy Rajoelina en 1999, se retrouve ainsi au centre d’une procédure dont certains éléments commencent à être précisés officiellement. Des informations publiées précédemment indiquaient que trois comptes bancaires de la société auraient été bloqués avant d’être de nouveau accessibles quelques heures plus tard, mais sans les sommes qui y figuraient auparavant. L’absence initiale d’explications publiques sur la destination de ces fonds avait alors alimenté les interrogations.
Le ministère de la Justice apporte désormais une réponse formelle. Selon son communiqué, la saisie découle d’une décision rendue par le Pôle anti-corruption (PAC) le 19 août 2026. Cette décision prévoit des mesures concernant INJET, dont la saisie de ses comptes.
L’exécution a été confiée à l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI), présentée par le ministère comme l’organisme compétent pour mettre en œuvre cette mesure. Les sommes saisies n’auraient donc pas été perdues ou retirées sans destination identifiable. Elles ont, selon les autorités judiciaires, été transférées sur le compte de consignation de l’État conformément à la législation malgache.
Le ministère rejette ainsi explicitement l’idée d’une disparition des fonds. Il précise qu’il s’agit d’une opération effectuée dans le cadre de l’application d’une décision de justice et dans les limites des compétences légales de l’ARAI.
Cette clarification permet d’établir l’existence d’une décision judiciaire antérieure aux opérations constatées sur les comptes d’INJET. Elle répond surtout à l’une des principales questions soulevées par cette affaire : celle de la destination de l’argent.
D’autres interrogations demeurent toutefois, notamment sur les conséquences immédiates de la saisie pour le fonctionnement de l’entreprise. Si les comptes concernés ne disposent plus des fonds nécessaires à ses opérations courantes, la capacité d’INJET à honorer ses charges sociales, ses fournisseurs ou les salaires de ses employés pourrait devenir un enjeu.
Dans un contexte politique particulièrement sensible, la communication du ministère permet surtout de replacer l’opération sur le terrain judiciaire. La question ne porte désormais plus sur une supposée « disparition » de l’argent, démentie officiellement, mais sur la procédure ayant conduit à sa saisie, sa portée et ses éventuelles conséquences pour l’entreprise et ses salariés.
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Vos commentaires
C’est une mesure conservatoire prise dans la légalité dans le but essentiel de préservation des intérêts de l’Etat.
On ne peut que s’en féliciter et encourager encore le PAC de ne pas se contenter des avoirs financiers de Injet mais d’élargir la mesure à toutes les structures dont le français fugitif de Dubaï sont les bénéficiaires et où ses intérêts particuliers sont détectés...
La capture d’Etat opérée et la spoliation qui en avait découlé devrait être récupérées au profit la Nation Malagasy jusqu’au dernier Ariary volé par le français voyou criminel et voleur fugitif...
Vive la Nation et la République
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Tsy very na nanjavona ny volan’ orin’asan-dry RADOMELINA.
Fanatanterahana ny didim-pitsaràna navoakan’ ny PAC ( fanenjehana ireo mpanao kolikoly ) izay notanterahin’ny ARAI ( fanagiazana ny kaontim-bola) araka ny andraikitra sy fahefana nomen’ ny lalàna azy.
Tsy hampihafirin’ny volamena nivadika bolongamby izany !
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