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Lourdeur administrative : plus de 4 000 milliards d’ariary de projets restent en suspens

mardi 8 septembre | Mandimbisoa R. |  1210 visites  | 8 commentaires 

Les financements sont disponibles, mais les projets peinent à sortir de terre. À Madagascar, les lenteurs de l’administration continuent de freiner la concrétisation de plusieurs investissements soutenus par la Banque mondiale. Le montant en jeu est considérable : 1,085 milliard de dollars, soit plus de 4 000 milliards d’ariary, correspondant à des projets actuellement en suspens.

L’ampleur du problème a été évoquée lundi à Mahazoarivo, lors d’une réunion entre le gouvernement et une délégation de la Banque mondiale. Au cœur des discussions : les obstacles administratifs qui retardent le démarrage des projets et, par ricochet, les décaissements des financements déjà mobilisés.

Le secteur énergétique figure parmi les domaines concernés. Plusieurs investissements destinés notamment aux énergies renouvelables et à l’amélioration de la distribution d’électricité attendraient encore l’achèvement de différentes formalités. Une situation d’autant plus préoccupante que le pays fait de nouveau face au délestage, sur fond d’insuffisance de la production électrique.

Les blocages ne se limitent toutefois pas aux circuits de validation. La mise à disposition des terrains, la libération des emprises et l’indemnisation des populations touchées par les travaux constituent également des étapes susceptibles de retarder les chantiers. Les difficultés liées aux documents fonciers compliquent davantage certaines procédures, notamment lorsqu’il faut déterminer les droits des personnes concernées avant de procéder aux compensations.

Pour le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, obtenir des financements ne suffit donc pas. L’enjeu consiste surtout à les transformer rapidement en réalisations capables d’avoir un effet concret sur la vie de la population. Il a rappelé à cette occasion les trois principes qu’il entend imposer à l’action gouvernementale : « célérité, impact et innovation ».

Les responsables concernés ont ainsi reçu pour consigne de raccourcir les circuits, d’éliminer les démarches faisant double emploi et de rendre plus efficace le paiement des indemnisations. L’objectif est de débloquer les dossiers qui peuvent l’être sans attendre.
Le problème n’est pourtant pas nouveau. En mars dernier, le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison, avait déjà attiré l’attention sur les conséquences des lenteurs administratives sur les décaissements. Début juillet, des députés avaient également dénoncé leur impact sur l’exécution budgétaire et les investissements publics.

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8 commentaires

Vos commentaires

  • 8 septembre à 11:13 | Jipo (#4988)

    Salama djiaby .
    Voilà donc une bonne intention, on ne peut reprocher au Prime minister une telle lucidité d’ autant plus que plus les choses trainent plus les " décaissements" s’ amenuisent ( je ne vous fais pas de dessein ...)
    Le problème de l’ administratif a toujours été un frein plus qu’ une promotion et développement !
    Qui + est au pays de mora mora !

    Répondre

    • 8 septembre à 11:58 | rakotobe (#7825) répond à Jipo

      Bien + complexe :
      Plutôt en attente de " kolikoly "
      Il faut attendre groso modo l’année 2035 , départ à la retraite des fonctionnaires administrateurs entrés en fonction du temps de l’autre pourriture de RATSIRAKA D. pour espèrer un changement de mentalités.

  • 8 septembre à 13:22 | Gérard (#5118)

    Pourtant des travaux avaient commencé comme l’autoroute indispensable pour fluidifier le trafic, une nouvelle ville pour dégorger la capitale qui pue et qui est ensevelie sous les ordures et autres manque d’hygiène.
    Les nouveaux meneurs administratifs seraient-ils en panne sèche ?
    Si Madagascar reste si pauvre, il ne faut pas chercher longtemps pour en découvrir les raisons.
    Le paradoxe entre d’immenses ressources naturelles inexploitées et la récurrence des délestages est accentué par des lourdeurs bureaucratiques et des contraintes d’approvisionnement majeures

    Répondre

    • 8 septembre à 16:23 | rakotobe (#7825) répond à Gérard

      Il ne peut pas comprendre que ceux sont ses acolytes " forongony " apparentés mafia orange dont on parle ici ! ! !

      Gégé le beauf a, selon un biologiste a un QI comparable à celui d’une huitre

    • 8 septembre à 21:41 | tonga soa (#11899) répond à Gérard

      D’après ce que je vois il semblerait qu’il n’y a que vous qui teniez la route rateau veau. Du moins vous le pensez.

  • 8 septembre à 16:59 | canal baobab 13 (#11848)

    Gérard doit boire c est légal tzanou ..et il a du tafer lui voui c est légal
    En dehors des heures de taf mais le taf rakotobi qu est ce qu il pourrait faire dans une armée...la guerre non il est bref a la comptabilité...non profil les marioles de la cellette...cuisine ?
    Hihihi
    Allez Strasbourg bière locale le mardi est un petit vendredi disait une amoureuse

    Répondre

  • 8 septembre à 21:40 | Vohitra (#7654)

    Il faut aborder la réalité sous un autre angle en partant de réflexes qui ne sont pas nécessairement condamnables a priori...

    Certains projets étaient conçus afin de réduire l’expression de la souveraineté du pays dans un but évident de destruction de l’État-nation et servir des intérêts privés en créant et renforçant une oligarchie dominante pour véhiculer une politique économique ultralibérale...dont la mise en œuvre est un boulevard ouvert à l’explosion d’une crise sociopolitique brutale difficile à contenir...

    Beaucoup parmi les négociateurs venant de la partie Malagasy lors de la phase de préparation de ces projets ne sont pas des patriotes mais des élites issues du milieu ploutocratique ayant des liens politiques et faisant partie de réseaux de défense d’intérêts de groupe...

    Répondre

    • 9 septembre à 06:46 | tonga soa (#11899) répond à Vohitra

      Simples élucubrations. Je pense que personne n’a rien compris à ce qu’il a voulu dire. Bien sûr ses proches diront le contraire pour l’encenser mais les faits sont là ; qu’a t’il voulu dire ? Rien, juste besoin de paraître.

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