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samedi 22 août 2026
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Concertation nationale : le processus démarre avec un mois de retard

samedi 22 août | Mandimbisoa R. |  470 visites  | 5 commentaires 

La concertation nationale entre dans une phase concrète à Madagascar. Après plusieurs semaines d’attente, le dispositif chargé d’accompagner le processus commence à prendre forme. Le Comité technique s’est réuni pour la première fois vendredi au palais d’État de Mahazoarivo, sous la conduite du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison. Cette structure aura notamment pour mission d’accompagner le déroulement des travaux menés avec le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM).

Le Comité devra suivre les différentes séquences de la concertation et s’assurer du respect du calendrier établi. Il servira également de relais avec le gouvernement : les conclusions des discussions seront transmises au Premier ministre avant que leur application ne fasse l’objet d’un suivi dans le cadre de la Refondation. Plusieurs composantes de la société y sont représentées, parmi lesquelles des jeunes des différentes provinces, la société civile, les autorités traditionnelles, les organisations religieuses et le secteur privé.

De son côté, le FFKM prépare le lancement public du processus. Le Conseil œcuménique a annoncé vendredi un culte destiné à inaugurer le siège depuis lequel seront coordonnées les opérations. Prévue mardi, cette cérémonie doit également permettre de dévoiler l’identité du coordonnateur national et de présenter les principales étapes de la concertation. Avant ce rendez-vous, les différentes parties prenantes doivent se retrouver ce samedi pour une réunion préparatoire.

Le démarrage intervient cependant avec près d’un mois de décalage. Le calendrier présenté par le FFKM le 21 juin prévoyait le début des consultations locales dès août. Les discussions doivent partir des fokontany avant de remonter progressivement vers les niveaux supérieurs pour aboutir à une synthèse nationale. Ce retard place désormais les organisateurs face à une contrainte majeure : le temps.

La concertation doit en effet contribuer à définir les orientations institutionnelles de la Refondation et, notamment, à faire émerger le ou les textes constitutionnels qui pourraient être soumis aux électeurs. Or, une première consultation électorale est envisagée entre mai et juillet 2027. Elle pourrait prendre la forme d’un référendum ou d’une élection constitutionnelle, selon le mécanisme finalement retenu. Une présidentielle doit également se tenir avant la fin de 2027.

À son retour du sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le colonel Michaël Randrianirina a réaffirmé que les élections seraient organisées en 2027. Selon le chef de l’État, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devrait être en mesure d’organiser un scrutin à partir de juillet, après l’achèvement de la refonte de la liste électorale.

Deux chantiers avancent ainsi simultanément. D’un côté, le FFKM et le Comité technique doivent faire progresser la concertation et les discussions institutionnelles. De l’autre, la Ceni poursuit la préparation électorale, tandis que des consultations politiques cherchent à dégager un accord autour des règles du futur scrutin. Cette conduite parallèle pourrait permettre de préserver l’échéancier électoral malgré le retard pris par la concertation. L’enjeu est désormais d’éviter de nouveaux glissements susceptibles de repousser les rendez-vous annoncés pour 2027 et, avec eux, la sortie de la période de transition.

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5 commentaires

Vos commentaires

  • 22 août à 09:51 | Elvis PresseRaie (#11896)

    Bizarre que vohitra ne se soit pas encore manifesté.

    Il perd de la visibilité face aux électeurs potentiels.

    Répondre

  • 22 août à 10:45 | Vohitra (#7654)

    Un questionnement fondamental s’impose en se basant sur le contexte prévalant dès le début du processus :

    "Est-ce que c’est une concertation ou conférence nationale SOUVERAINE.?"

    Qui ou quelle entité pourrait garantir cette souveraineté ?

    Cette souveraineté devrait être assortie d’une "force exécutoire".

    Est-ce que la HCC et la Constitution de la quatrième République, encore maintenue en vigueur par la junte militaire au pouvoir, seraient encore en position de servir de gardien de la République à titre d’autorité de droit et de fait pour une interprétation exclusive des produits livrables issus de la concertation nationale ?

    Des risques majeurs pour la Nation Malagasy pourraient ressurgir en cas de lacune dangereuse dans l’attribution de cette souveraineté à la prochaine concertation nationale.

    En cas de défaut de souveraineté, la sérénité et crédibilité de la transcription des attentes et aspirations populaires en loi fondamentale risquent de faire l’objet de manipulation et de tentatives diverses en vue d’une réorientation ciblée comme ce qui s’était passée lors du forum national de 2010 sous la houlette du Comité Consultatif Constitutionnel de l’époque, rappelons-nous avec objectivité, et dirigé à l’époque par l’actuel président de la HCC...

    Répondre

  • 22 août à 11:49 | rakotobe (#7825)

    " valala an ’amboa ka ny tompony aza tsy tia "

    RAVAO NY HCC

    La loi sur l’usage obligatoire de la langue malgache déclarée non conforme par la Haute Cour Constitutionnelle.

    Répondre

  • 22 août à 12:31 | bekily (#9403)

    Pour les gouvernants autocratiques et prédateurs ,
    la HCC n’est qu’un outil servant à justifier leur basse besogne en Madagougou.
    Précisant :
    LA HCC TELLE QUE CONSTITUEE ACTUELLEMENT qui se comporte :
    — plus en hommes de main du pouvoir
    — qu’en technocrates juridiques de compétence indiscutable et SURTOUT APOLITIQUES par destination.

    Alors que :
    Tout conseiller nommé est censé couper ses liens avec avec le pouvoir qui l’a nommé.
    (contrairement à ce qui se passe à Madagascar)

    Telle est l’éthique d’une Haute Juridiction
    "NORMALE ".
    Ex aux USA
    la présidente de la Cour Suprême , nommée par Trump , a plus d’une fois révoqué des projets de Trump, respectant toujours le droit et la démocratie.

    La HCC devrait être une garantie de la démocratie,
    Mais
    notre HCC est un repaire de brigands veules et corrompus.

    Répondre

  • 22 août à 13:02 | lé kopé (#10607)

    Depuis la 1ère République , la HCC n’est qu’une caisse de résonnance des pouvoirs successifs .
    Le Président actuel , avec sa tête d’enterrement , ne fait que perpétuer cette pratique depuis 20 ANS, sinon plus , sans être inquiété ... Un croque mort dans toute sa splendeur .

    Répondre

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