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mercredi 4 février 2026
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La CENI écarte les sénatoriales, laissant le Sénat sans membres

mercredi 4 février | Mandimbisoa R. |  1001 visites  | 19 commentaires 

Le débat sur la tenue des élections sénatoriales à Madagascar tourne court pour le moment. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a clairement indiqué qu’elle n’envisage pas de proposer un calendrier électoral avant la fin de la concertation nationale en cours. Cette position, confirmée par le président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, signifie qu’aucune date d’élection n’est encore fixée, et qu’en conséquence le Sénat restera sans membres, créant un véritable vide institutionnel jusqu’à nouvel ordre.

Thierry Rakotonarivo a expliqué dans une vidéo publiée sur la page Facebook de la CENI que l’organe électoral préfère attendre que les Malgaches se soient exprimés lors de la concertation nationale sur la période qu’ils estiment la plus opportune pour organiser les sénatoriales. Selon lui, il est crucial que les orientations issues de ces discussions guident la planification des élections, afin d’éviter une démarche précipitée qui pourrait manquer de légitimité politique.

À l’origine, la CENI avait prévu de tenir les élections sénatoriales le 11 décembre 2025, de sorte que les nouveaux sénateurs puissent entrer en fonction autour du 18 janvier 2026. Cependant, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a rappelé que les élections n’ont pas eu lieu, en raison de la conjoncture socio-politique dans le pays et de l’indisponibilité des crédits budgétaires nécessaires pour les organiser. La fonction législative est désormais exercée uniquement par l’Assemblée nationale, Madagascar fonctionnant dans une configuration monocamérale provisoire.

Le vide institutionnel créé par l’absence de sénateurs est réel. Depuis l’expiration du mandat des sénateurs, Madagascar ne dispose plus d’une seconde chambre pour assurer la représentation territoriale au Parlement. La Constitution malgache prévoit un bicamérisme, mais laisse une marge dans les situations exceptionnelles : la HCC a estimé dans un avis que le pouvoir législatif peut être exercé par une seule chambre lorsque les circonstances l’exigent, tout en interdisant la prorogation des mandats par principe d’intangibilité des législatures.

La concertation nationale, lancée en décembre 2025, est au centre de cette dynamique. Le gouvernement a présenté un calendrier indicatif qui répartit les consultations sur plusieurs mois, visant à recueillir les contributions des collectivités locales, des organisations sociales, des partis politiques et de la société civile. Les autorités ont indiqué que la phase préparatoire s’étendrait au premier semestre 2026, suivie des consultations elles-mêmes et de la rédaction des conclusions, qui serviront de base pour d’éventuelles réformes institutionnelles et électorales.

Dans ce contexte, la CENI insiste sur la nécessité d’une approche consensuelle et ordonnée. Proposer un calendrier avant la conclusion de la concertation, affirment ses responsables, risquerait d’ignorer les attentes de la population et de fragiliser davantage la démocratie. En attendant, le Sénat reste inopérant, un symbole fort du défi institutionnel que traverse Madagascar. La question de son renouvellement devrait occuper une place centrale dans les résolutions à venir, alors que le pays cherche à consolider ses bases politiques et sociales dans une période de transition.

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19 commentaires

Vos commentaires

  • 4 février à 10:33 | RATOVO (#10503)

    En tous cas on ne regrette pas les RATS nommés par Rainilainga et on cite : Sylvain RABETSAROANA , Nicolas RABEMANANJARA , Lalatiana RAKOTONDRAZAFY , Tahina Andrianandrasana ...

    Répondre

    • 4 février à 10:46 | lé kopé (#10607) répond à RATOVO

      Ces personnages devraient se cacher six pieds sous terre s’ils avaient une once de Dignité , et la liste n’est pas exhaustive ...
      Quand on les écoutait s’exprimer , c’était la honte de cette Institution .
      Tous étaient imbus de leurs Personnalités , alors que leurs interventions étaient vides de sens .

  • 4 février à 10:40 | lé kopé (#10607)

    Qui a déclaré haut et fort que le Sénat est budgétivore et devrait être dissout ?
    C’est l’ancien Chef d’Etat qui a pris la poudre d’escampette dès que le vent a tourné ...
    Quand on observe les anciens membres du Sénat , aucun n’a un Charisme pour assumer cette fonction , mais ils étaient tous bon pour chanter la gloire de leur Calife .
    Vous trouvez pas que c’est cher payé de vivre les injustices causées par le défunt régime en laissant ces individus bedonnants accomplir leurs basses besognes ?
    En tout cas , la population en avait marre de l’ancien Pouvoir .
    Quand est ce que le peuple Malagasy comprendra que le Salut viendra de la prise de conscience et de responsabilité de chacun , et qu’il est temps de prendre le taureau ...ou Zébu par les cornes .

    Répondre

  • 4 février à 11:03 | Vohitra (#7654)

    Devoir de mémoire...

    De la deuxième à la quatrième République !

    Selon la disposition prise, il y aura aussi une expédition des "affaires" courantes au sein du Sénat...alors que dans cette institution, des fonctionnaires de l’Etat y travaillent...

    Encore de l’intérim... qui est assuré par "Iaban’i Kemba"...

    Iaban’i Kemba, Ndremanjary Jean André, un ancien professeur d’éducation physique, un tenor et apparatchik de la deuxième République de l’Amiral, un ancien ministre du sport et ancien Conseiller Suprême de la Révolution, un haut cadre du parti Arema de l’Amiral...

    Il fait partie du quota de sénateur désigné par l’ancien français président et fugitif qui avait pillé et saccagé le pays...

    Un témoin vivant du régime ’oyé oyé... oyé "

    Répondre

  • 4 février à 12:18 | rakotobe (#7825)

    Un choix SENSÉ

    En complément des argumentaires évoqués ci dessus,
    Le Sénat est aujourd’hui INUTILE pour la mise en place d’un NOUVEL ORDRE CONSTITUTIONNEL et POLITIQUE

    Répondre

  • 4 février à 13:14 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Aslm alkm
    Au lieu de faire simple, on a la manie de perdre du temps et de l’argent qu’on n’a pas.
    Faisons notre la pratique du pouvoir du PM Français Sébastien Lecornu :
     Le gouvernement doit proposer 3constitutions(unitaire/unitaire décentralisé/fédéral) dont les mandats des élus sont de 5 ou 7ans.
     les forces vives et le gouvernement en discuterons et amenderont à la place d’une concertation nationale sans tête ni queue.
     les électeurs voteront.
    Commençons l’élection des chefs fokontany qui vont épauler la CENI pour réussir ses objectifs et pour que le retour à l’ordre constitutionnel dans un climat apaisé ne soit plus un vœu pieux ni un éternel recommencement.
    Investis sons notre temps et notre argent dans la formation et l’organisation de l’élection des futurs chef fokontany compétent et à la hauteur des taches que l’on attend d’eux, au lieu d’une concertation nationale sans saveur et sans force obligatoire.

    Répondre

    • 4 février à 17:08 | bekily (#9403) répond à rendre visible l'incision le

      Etat Unitaire décentralisé ne veut rien dire constitutionnellement !!!

      La décentralisation administrative, comme la déconcentration...fait partie du droit administratif
      et non du droit constitutionnel...comme vous le présentez.

      De plus vous ne citez que le FÉDÉRALISME .... .....ignorant le REGIONALISME !
      (Et pourquoi pas la royauté...)
      deux concepts constitutionnels D’ÉTAT DÉCENTRALISÉ

      UN ETAT UNITAIRE
      ne pratique que
       la DECENTRALISATION ADMINISTRATIVE,
      comme la déconcentration
      sont différentes de
       LA DECENTRALISATION POLITIQUE , avec des prerogatives politiques et économiques prévues par la constitution.
      Les régions ou Landers ou etat fédérés etc....choisissent ou élisent le CHEF D’ETAT CONSENSUEL....
      **** CESARISME ET CORRUPTION INSTITUTIONNALISÉE : IMPOSSIBLES.

      Dans la DÉCENTRALISATION POLITIQUE
      le PREFET, ou autre REPRÉSENTANT DE de L’ÉTAT, N’A PLUS SA PLACE !

      MITSONTSONBAVA ny borisatroka ISLAMISE !
      A mélanger les patates avec les oies...

    • 4 février à 17:20 | bekily (#9403) répond à rendre visible l'incision le

      Le pays serait vraiment mal barré avec des raisonnements prétendument politiques d’individus comme l’imam ou Tatanfraza (qui pleure carrément pour avoir un seza)

      STUPIDITE= DANGER
      Nous avons déjà donné avec le bac-3 exfiltre.

  • 4 février à 13:23 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Ratovo, votre honneur, vous avez oublié Zorro Ra8.
    Lire :...en discuteront... par...investissons...

    Répondre

  • 4 février à 15:03 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Ma vision pour mettre notre pays sur le rail du developpement se porte sur :
     une constitution relative à état unitaire unitaire décentralisé avec les mandats des élus alignés à 5ans renouvelable ou 7 ans non renouvelable sauf pour se faire élire à une fonction supérieure.
     privéligions la compétence pour nos futurs élus à travers des formations et des sélections : formons les chefs fokotonany pour qu’ils soient capable à devenir conseillers municipaux et des maires. Idem pour les maires pour qu’ils puissent devenir conseillers régionaux et chef de région et ses derniers pour devenir conseillers provinciaux et chef de province. Idem à ce dernier pour devenir sénateur et candidat à la présidence de la république.
    Au nom de la redevabilité et de la bonne gouvernance : tous les chefs fokotontany seront élus comme chef fokontany et conseillers municipaux dont le nombre est égal au nombre de fokontany qui compose la mairie. Idem au niveau des régions où les maires élus deviennent des conseillers régionaux et les chefs de région élus des conseillers provinciaux. Monocaméral sans député qui se vend au plus offrant et source d’instabilité chronique.
    Le débat est ouvert. Une fois mise en place, l’État unitaire doit leurs accorder les moyens budgétaires au titre de ressources propres ( recette fiscale, ristourne, etc...), dotations et péréquations émanant des recettes douanières, des emprunts et des aides de l’extérieur. Et enfin les responsabilités relevent de chaque territoire ( route, école, etc...)

    Répondre

  • 4 février à 16:43 | Jacques (#434)

    Le Sénat malgache n’est utile pour qui que ce soit, ce n’est ni plus ni moins qu’un repaire de bandits. Il faut le supprimer.

    Répondre

    • 4 février à 17:21 | bekily (#9403) répond à Jacques

      Bandits qui coûtent cher !

  • 4 février à 17:03 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Votre honneur frère Jacques dormez-vous ? Vous avec le chantage au 4X4, les tickets carburants exorbitants, les palettes, les subventions, etc... pour voter une loi de finance dont ils ignorent les tenants et aboutissant voire pour voter ou ne pas voter une motion d’empêchement et une motion de censure, etc...

    Répondre

    • 4 février à 18:22 | bekily (#9403) répond à rendre visible l'incision le

      Mettriez vous Madagascar sous protectorat ?

  • 4 février à 17:18 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Lire :...vous avez oublié le chantage au 4X4...
    Et dernièrement la légalisation du coup d’État des colonels.

    .

    Répondre

  • 4 février à 17:23 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Pas besoin d’expertises ni d’endettement extérieur pour réaliser mes propositions, rien que de la bonne volonté politique et de la compétence nationale.

    Répondre

    • 4 février à 20:58 | Zora (#10982) répond à rendre visible l'incision le

      Avec vos "BONNES IDEES" pour une bonne gouvernance de Mada, j’espère que vous allez vous présenter aux présidentielles. Vous serez certainement élu et Mada sera fier d’avoir un Imam comme chef d’état. A méditer...

  • 4 février à 18:23 | bekily (#9403)

    Il est clair que vous avez le niveau de ces sénateurs
    ..

    Répondre

  • 4 février à 18:50 | rendre visible l’incision le (#11616)

    Pour améliorer les ressources propres des collectivités décentralisées et pour résoudre une fois pour toute les litiges fonciers le sol comme le sous-sol doit rester la propriété exclusive de l’État sous forme de domaine privé de l’État ou terrain domanial donc tous les titres de propriété délivrés doivent être restitués, annulés et remplacer par un contrat de bail dont le loyer est fixé selon l’usage et suivant sa contribution à l’économie locale à celle du pays : un loyer mensuel pour les propriétés bâties et semestriel pour les restes. On ne parle plus d’impôts fonciers mais de loyers fonciers par superficie selon l’usage qui sont consistants et durable car en cas d’impayés sur une période fixée par la loi et suivant les procédures en vigueur, le contrat est résilié. Afin de nous permettre de profiter aisément de nos ressources et de bannir les spéculations sur le foncier : vous louez, vous jouissez de sa pleine exploitation.

    Répondre

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