La revendication est inédite et marque un tournant dans le climat sécuritaire à Madagascar. Après les tirs effectués par la garde présidentielle vendredi soir à Ivandry contre un drone qui suivait le cortège du président de la Refondation de la République, un groupe se présentant sous le nom de « Sampana Tsikilo Madagasikara » affirme être à l’origine de cette opération. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, un homme à l’apparence militaire, dont l’identité n’a pas été établie, soutient que cette action constituait un avertissement adressé au chef de l’État et à son entourage.
Selon cette déclaration, le groupe menace d’aller plus loin si ses revendications ne sont pas entendues. Son porte-parole affirme être en mesure de poursuivre le cortège présidentiel, d’envoyer des drones vers Ambohitsirohotra et Iavoloha, allant jusqu’à déclarer vouloir « mettre le feu sur la colonne du cortège présidentiel ». Il précise accorder un délai d’un mois au président de la Refondation pour répondre à ses demandes, ainsi qu’à celles d’autres mouvements, notamment le GEN Z. L’intéressé ne dévoile toutefois pas la nature exacte de la requête qu’il affirme avoir adressée aux autorités.
Le groupe élargit également ses menaces à plusieurs proches du pouvoir, citant notamment le président de l’Assemblée nationale. Dans sa vidéo, il fait aussi référence à la Russie, affirmant que les appareils utilisés seraient des drones ukrainiens. Il assure être prêt à s’en prendre à des intérêts russes collaborant avec le régime actuel si la Russie intervenait contre ce qu’il qualifie d’« endroits stratégiques ».
Le responsable du « Sampana Tsikilo Madagasikara » présente cette opération comme le deuxième avertissement adressé au pouvoir. Il rappelle les survols de drones au-dessus de la résidence présidentielle en avril dernier. À l’époque, il avait pourtant expliqué que ces vols relevaient d’un contrat de protection conclu avec les autorités de la transition et le CAPSAT afin d’assurer la sécurité du chef de l’État pendant deux ans. Il avait également affirmé que plusieurs ressortissants étrangers proches de l’ancien régime se trouvaient à proximité du domicile du colonel Michael Randrianirina.
Ce groupe s’était déjà manifesté durant les manifestations de septembre 2025 en mettant en garde le Groupement d’intervention de la gendarmerie contre une éventuelle répression des manifestants, sous peine d’une attaque menée à l’aide de drones. Ces menaces ne s’étaient finalement jamais concrétisées.
Face à cette revendication, le président de la Refondation de la République a livré sa première réaction publique samedi, lors d’une cérémonie organisée au camp du Corps d’administration du personnel des services administratifs et techniques (CAPSAT) à Soanierana. Le colonel Michael Randrianirina a présenté ses excuses à la population pour les coups de feu tirés par la sécurité présidentielle à Ivandry, reconnaissant que ces détonations avaient provoqué un mouvement de panique parmi les habitants.
Le chef de l’État a expliqué que le drone ayant suivi son cortège avait été observé une première fois jeudi soir, avant de réapparaître le lendemain. Selon lui, cette répétition a conduit les éléments chargés de sa sécurité à démontrer leur capacité de réaction. Il a néanmoins tenu à rassurer la population, affirmant qu’Antananarivo ne connaissait ni émeute ni insurrection et que les forces de défense et de sécurité continuaient d’assurer normalement leurs missions.
Au-delà de l’incident lui-même, le colonel Randrianirina estime que ces événements s’inscrivent dans une stratégie plus vaste de déstabilisation. Il soupçonne l’existence d’une machination destinée à instaurer un climat de psychose afin de convaincre la communauté internationale que Madagascar serait plongé dans le chaos. Sans désigner de noms, il a évoqué des individus installés à l’étranger qui chercheraient, selon lui, à fragiliser le pays alors que celui-ci serait engagé sur la voie du redressement.
Le chef de l’État établit également un lien entre cette affaire de drones et la recrudescence récente de l’insécurité, marquée notamment par des attaques à main armée, des enlèvements, des découvertes de corps mutilés ainsi que par la circulation de stupéfiants. À ses yeux, ces faits participeraient d’une même stratégie de déstabilisation. Il a ainsi appelé la population à collaborer davantage avec les forces de défense et de sécurité pour identifier les auteurs de ces actes.
À ce stade, aucune autorité n’a confirmé les affirmations du « Sampana Tsikilo Madagasikara » concernant son implication dans les survols de drones ni les moyens qu’il affirme détenir. L’enquête ouverte à la suite des incidents de vendredi devra notamment permettre d’établir l’origine des appareils, leurs objectifs réels et la crédibilité des revendications diffusées sur les réseaux sociaux.
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Vos commentaires
Un scénario biscornu,
On suspectait ce pouvoir de manquer d’imagination
Il en donne les preuves tous le jours.Pour le nième enfumage :
Il suffit de jetter un oeil sur les R.S. en lien sur le sujet du jour, les réactions sont unanines " be cinéma ity fitondràna ity "
Vous cernés monseigneur le colonel ! rendez-vous
Lol.....
À y regarder de près : c’est la même personne ou un grpe de personnes qui est à l’origine du lancement des mêmes drones , lors de la 1ère tentative et la seconde , mais pas pour les mêmes raisons :
– 1 : test de sécurité présidentielle, accord entre 2 parties , la présidence et la surveillance sécuritaire ?
’- 2 : Menace et avertissement , changement de ton donc, l’autre partie ne rigole plus ! Lol... ( bis )
Mais que s’est il passé donc entre les 2 évènements ???
La suite á la prochaine épisode...
Et qu’en pensent les " fascistes’ ( qualification lue ici même ) qui hantent ce site ? Mdr........
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Je ne pense pas qu’ il faille prendre cette menace trop au sérieux , tout en ne la minimisant pas .
L’ art de se positionner en victime est une des méthodes de prédilection d’ eunuque 1er !
Notre colon qui est initialement un "guerrier" du moins formé pour : ne devrait pas se laisser intimider par du chantage à son encontre et celle de son gouvernement ne dit-on pas que : " ce n’ est pas la rue qui gouverne" ?
Des investigations me paraissent nécessaires pour définir la provenance de ces drones, qui en est ou sont le-s détenteur-s ?
Induire l’ Ukraine dans ces menaces fait diversion avec connotation politique ou les auteurs manifestement anti Russes ne cachent pas leur appartenance et penchants un peu à la méthode des vaccinés et des non vaccinés ou l’ art de monter les uns contre les autres : le diviser pour mieux régner ...
Cela confirme aussi la corruption de l’ État Ukrainien qui revend non seulement les armes données mais également les drones aux Pays Africains, inutile de parler du reste bien entendu il ne faut pas froisser le camp du bien à savoir zelenski que l’ Allemagne vient de stigmatiser pour être responsable du sabotage du North stream 2 au détriment de tous les Pays membres qui le remercient à coups de milliards pour avoir offert à Trump l’ exportation de son Gaz de schiste 5X plus cher, mais on lutte contre le CO2 et l’ effet de serres, comme on lutte contre le djihadisme si si ! . . .
L’ UE semblerait prendre conscience de sa magistrale konnerie mais comment revenir en. arrière si ce n’ est persister et signer : on coule mais on continue à creuser et percer la coque du budget, de l’industrie, l’ économie et la Santé !
Vive l’ UE le "camp du bien " ...
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par 𝙄𝙣𝙨𝙞𝙜𝙝𝙩 𝙈𝙤𝙣𝙙𝙚
Mais jipo vous arrêtez quand avec vos conspirations & fake news ???
Puisqu’ on vous dit que : le diable c’est Poutine !